"Alliance pour la France" n'a pas "vocation à être un parti politique", selon Samuel Maréchal, fondateur de l'association et père de Marion Maréchal

Le père de Marion Maréchal assure que son association "Alliance pour la France", qui vise à fédérer toutes les droites en vue des prochaines échéances électorales, "n'avait pas vocation à être un parti politique".

Marion Maréchal-Le Pen, le 22 février 2018.
Marion Maréchal-Le Pen, le 22 février 2018. (JIM WATSON / AFP)

Samuel Maréchal, père de Marion Maréchal, fondateur de l’association "Alliance pour la France" qui vise à fédérer toutes les droites en vue des prochaines échéances électorales, a affirmé mercredi 5 juin sur franceinfo que son association "n'avait pas vocation à être un parti politique".

Je ne lance pas un grand mouvement. Alliance pour la France n'a pas vocation à être un parti politique...Samuel Maréchalà franceinfo

"Nous souhaitons simplement donner aux Français, ceux de la base, l'envie de mettre la pression sur les élus pour qu'ils acceptent le principe d'une "alliance pour la France", "qu'il y ait un réflexe du vote tricolore, du vote français au second tour des élections municipales, régionales, présidentielle et législatives prochaines".  Aussi, selon lui, il existe aujourd'hui une "vraie crise politique, sociale et culturelle" qui n'est "pas le fruit du hasard". "C'est, poursuit Samuel Maréchal, le résultat d'un échec collectif des élites et nous pensons que c'est la base des électeurs qui peuvent faire changer les choses sur le modèle de ce qui est fait dans beaucoup de villes, notamment chez Robert Ménard à Béziers."

Une rampe de lancement pour 2022 ?

"L'Alliance pour la France" a été fondée par Samuel Maréchal et Arnaud Stephan, l'ancien conseiller parlementaire de Marion Marechal. Certains y voient une rampe de lancement pour l'ex-députée du Vaucluse en vue de l'élection présidentielle de 2022 : "Marion n'est pas associée à cette initiative, explique le père de Marion Maréchal. Cette initiative est en plus de beaucoup d'autres. Nous souhaitons apporter notre pierre à l'édifice par la base. C'est la France des oubliés. Les électeurs de droite, des électeurs patriotes, c'est ce que j'appelle moi électeurs tricolores, ne sont plus entendus par le sommet."