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Marine Le Pen défend la fonction publique d’Etat mais attaque les "seigneurs des régions"

La présidente du Front national a estimé dimanche qu’il ne fallait "pas toucher à la fonction publique d’Etat". Elle a en revanche fustigé les "seigneurs des régions" critiquant l’augmentation du nombre de fonctionnaires territoriaux.
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Marine Le Pen (Zaer BELKALAI / citizenside.com)

La présidente du Front national a estimé dimanche qu'il ne fallait "pas toucher à la fonction publique d'Etat". Elle a en revanche fustigé les "seigneurs des régions" critiquant l'augmentation du nombre de fonctionnaires territoriaux.

Marine Le Pen a défendu dimanche la fonction publique d'Etat, estimant qu'il ne fallait "pas (y) toucher" car elle est "essentielle". Invitée du "Grand jury" RTL/LCI/Le Figaro, Mme Le Pen a critiqué la politique du gouvernement de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

"En revanche, a ajouté la présidente du FN, il faut absolument réduire massivement la fonction publique territoriale". Elle a de nouveau fustigé "les seigneurs des régions" et fait valoir que l'augmentation du nombre de fonctionnaires territoriaux ne répondait "pas à la disparition des services publics dans les campagnes".

Mme Le Pen s'est insurgée par ailleurs contre le déremboursement des médicaments, en observant que les produits concernés étaient "les plus utiles et les plus utilisés". Pour elle, l'argument du gouvernement sur l'inefficacité de ces médicaments "n'est pas la vraie raison". Il s'agit "de faire des économies sur les plus fragiles" des citoyens.

La présidente du FN s'est prononcée de nouveau pour "une réforme plus profonde de la fiscalité sur les grands groupes", avec la suppression de la "niche Copé" qui est "un vrai scandale". Celle-ci permet à une personne physique ou morale, holding par exemple, qui vend des parts d'entreprise détenues depuis plus de deux ans, d'empocher la plus-value réalisée lors de cette vente totalement défiscalisée.

La candidate du Front national a prôné une nouvelle fois l'instauration de "quotas d'importation" ou de "droits de douanes aux pays qui n'ont pas le même niveau d'exigence sociale et environnementale" que la France. Ces dispositifs s'appliqueraient à des pays comme la Chine mais pas à l'Allemagne et à la majorité des pays de l'UE, a-t-elle dit, évoquant le principe de "réciprocité" utilisé par Nicolas Sarkozy jeudi soir.

"Je voudrais réarmer mon pays contre la mondialisation, je ne veux pas ériger des murs. On ne ferme pas les frontières, on maîtrise", a-t-elle répliqué comme on lui faisait remarquer que "lorsqu'on ferme les frontières, on n'exporte pas".

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