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Marine Le Pen à la rencontre de la "France qui se lève tôt"

La présidente du FN a visité ce mercredi à l'aube le marché de Rungis où elle a voulu séduire la "France qui se lève tôt", formule utilisée en 2007 par Nicolas Sarkozy, qu'elle a accusé de ne pas avoir tenu ses promesses sur le pouvoir d'achat.
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Marine Le Pen serrant des mains à Rungis, mercredi 21 septembre 2011 (AFP PHOTO / JOHANNA LEGUERRE)

La présidente du FN a visité ce mercredi à l'aube le marché de Rungis où elle a voulu séduire la "France qui se lève tôt", formule utilisée en 2007 par Nicolas Sarkozy, qu'elle a accusé de ne pas avoir tenu ses promesses sur le pouvoir d'achat.

"Je suis venue rencontrer des gens qui travaillent tôt et à qui on a fait beaucoup de promesses qu'on a immédiatement oubliées. (Nicolas) Sarkozy a plutôt fait un mandat pour les gens qui se couchent tard", a lancé la leader du parti d'extrême droite à son arrivée, à 5h00 du matin, devant les hangars du Marché d'intérêt national, le plus grand marché de produits frais au monde.

Le chef de l'Etat s'était rendu à Rungis durant sa campagne présidentielle de 2007, puis accompagné de son épouse Carla Sarkozy pendant son mandat, faisant de ce lieu un symbole de la "valeur travail" qu'il affectionne.

"Je ne suis pas sûre qu'il serait aussi bien accueilli" aujourd'hui, a avancé la présidente du FN. Comme on lui demandait si elle tentait de reprendre les habits du candidat Sarkozy en 2007, elle a répondu: "c'est Sarkozy qui a essayé de mettre la chemise de Jean-Marie Le Pen, mais elle était trop grande pour lui".

Blouse blanche de circonstance sur les épaules, Marine Le Pen a déambulé pendant deux heures au milieu des étals de poissons, des cagettes de fruits et légumes et des carcasses de viande.

Affichant un large sourire, serrant des mains à tout va, se laissant prendre en photo avec des grossistes, acheteurs ou employés, elle a rencontré un accueil globalement favorable, certains lui promettant sans hésiter leur vote en 2012.

Voir le reportage de France 3 diffusé le 21 septembre 2011

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Durant sa visite, elle a prôné sans surprise l'instauration de droits de douane et quotas d'importation aux frontières nationales pour défendre "les filières de production française".

Au programme aussi, une "grande loi achetons français" sur le modèle du "Small business act" américain, pour donner "une priorité aux entreprises, aux productions françaises de la part de l'Etat, des collectivités territoriales, des écoles".

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