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Manuel Valls fait valser le chef de la police parisienne

Le ministre de l'Intérieur a signifié à Michel Gaudin, mardi, son départ de la préfecture de police. Il subit le même sort que deux autres proches de Nicolas Sarkozy, Frédéric Péchenard et Bernard Squarcini.

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France Télévisions
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Le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, au Palais de l'Elysée le 7 janvier 2009. (GERARD CERLES / AFP)

Le chassé-croisé des chefs de la police a commencé. Manuel Valls a signifié son départ au préfet de police de Paris, Michel Gaudin, mardi 29 mai. "Ce départ devrait être officialisé mercredi en Conseil des ministres", a précisé une source du ministère de l'Intérieur, confirmant une information de RTL. 

Il devrait être remplacé par le préfet Bernard Boucault, précise-t-on de source syndicale au sein de la police. Ce dernier, âgé de 63 ans, directeur de l'ENA, l'Ecole nationale d'administration, est un proche de l'actuel secrétaire général de l'Elysée Pierre-René Lemas, souligne Le Point.fr.

Les départs de Péchenard et Squarcini acquis

La question du maintien de Michel Gaudin, proche de Nicolas Sarkozy, à la tête de la préfecture de police de Paris, se posait depuis l'élection de François Hollande à la présidence de la République. Il restait à Michel Gaudin un an à faire avant son départ à la retraite.

Si les départs des patrons de la police nationale et du renseignement intérieur, Frédéric Péchenard et Bernard Squarcini, eux aussi proches de l'ancien chef de l'Etat, étaient acquis depuis plusieurs jours, le sort de Michel Gaudin semblait être en balance.

"Eviter l'image d'une chasse aux sorcières"

"Afin d'éviter l'image d'une chasse aux sorcières dans la police, il avait été envisagé de laisser Michel Gaudin jusqu'à son départ en retraite. Mais finalement, ce scénario n'a pas été retenu", a confié une source proche du dossier. "C'est un peu surprenant, mais c'est comme ça", a-t-elle ajouté. Michel Gaudin pourrait être nommé au Conseil d'Etat.

François Hollande avait évoqué en février "un Etat UMP" et "un vrai système en place au niveau du ministère de l'Intérieur", ajoutant : "Aucun de ceux qui aujourd'hui exercent des responsabilités et qui sont loyaux n'ont à s'inquiéter mais, en revanche, ceux qui sont liés à ce système auront forcément à laisser la place à d'autres."

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