Macron rattrapé par l'ISF : les révélations agacent ses partisans

D'après Médiapart et le Canard Enchaîné, le ministre de l'Economie a dû faire une déclaration rectificative pour avoir sous-estimé son patrimoine. Ces nouvelles "révélations" commencent à agacer le camp macroniste, jusque-là plutôt discret.

(A gauche, même des ministres ne cachent plus leur irritation pour Emmanuel Macron, colocataire de Bercy en tête © Sylvain Lefevre/Getty Images))

 Les soutiens d’Emmanuel Macron s’étaient, jusque-là, montrés plutôt discrets. Désormais, ils entendent donner de la voix pour marquer leur agacement. D'après Médiapart et le Canard Enchainé, le ministre de l'Economie a dû faire une déclaration rectificative pour avoir sous-estimé son patrimoine. Et notamment la valeur de la maison de sa femme au Touquet. Mais selon son entourage, la situation est régularisée... 

 Haro sur le Macron ?

 "La chasse au Macron est ouverte !", résume Richard Ferrand, député PS du Finistère et compagnon de "marche" d’Emmanuel Macron. "On prend prétexte d’une déclaration rectificative, ce que font des millions de Français chaque année, pour laisser entendre qu’il y aurait je ne sais quoi. Pourtant, il n’y a rien à trouver, rien à gratter… Tout est déclaré, tout est régulier. Peut-être a-t-on incité des journalistes avec beaucoup de mousse à partir de rien…  Certains , à défaut de confronter des idées, essaient de distiller des boules qu’ils espèrent puantes."

 Acharnement

 Stéphane Travert, député de la Manche, fait également partie de ces socialistes qui n’ont pas l’habitude d’afficher leur soutien et qui ont adhéré au mouvement En Marche. Cette fois-ci, il parle d’acharnement : "On déforme son propos, on transforme ses propos, on sort ses phrases de leur contexte, on n'a de cesse de lui faire de mauvais procès…Peut-être dérange-t-il…

A droite, à gauche, à Bercy… et à la DGFP 

Mais qui ? Tout le monde, répond Pascal Terrasse, député du Gard : "Il n’est pas comme les autres, il sort des sentiers battus, alors dès qu’il agit ou qu’il prend la parole, on veut le dégommer. Tout le monde, à gauche et à droite, veut "tuer" Emmanuel Macron. " A gauche, où même des ministres ne cachent plus leur irritation pour Emmanuel Macron, colocataire de Bercy en tête. Bercy, où siège aussi la direction générale des Finances publiques…