Vidéo "Il y avait une volonté délibérée de me bloquer", dénonce Virginie Calmels, ex-candidate à la présidence du parti Les Républicains

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L'ex numéro 2 des Républicains a finalement décidé de renoncer à sa candidature pour prendre la présidence du parti. Elle s'explique sur franceinfo. 

"Il y avait une volonté délibérée de me bloquer", dénonce sur franceinfo dimanche 2 octobre Virginie Calmels, ex-candidate à la présidence du parti Les Républicains.

L'ancienne numéro 2 du parti explique renoncer à sa candidature, malgré la décision de justice rendue le 20 septembre qui la réintégrait à la course à la présidence, après l'invalidation "brutale" de la Haute autorité de LR cet été. Virginie Calmels dénonce "la méthode employée" : 
"Cette décision de justice m'avait totalement empêchée de faire campagne pendant quatre semaines, souligne-t-elle. C'est un peu comme si on était dans une course automobile et que les concurrents ont déjà fait dix tours et qu'on vous dit 'ça y est, tu as le droit de prendre ta petite voiture et d'essayer de les rattraper'. Donc en fait, le péché originel, c'est cette invalidation à tort par la Haute Autorité", regrette l'ancienne adjointe d'Alain Juppé à Bordeaux.

Virginie Calmels dit avoir constaté "beaucoup d'irrégularités" lors de cette campagne interne, cependant, elle affirme sa volonté de ne pas "commencer à me transformer en procédurières et à faire des procès tous les quatre matins", alors que sa "candidature n'était pas la bienvenue".

"Pas sur la ligne d'Eric Ciotti"

Elle affirme avoir voulu, en se présentant à la tête du parti "porter un projet d'une droite équidistante entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen" : "Il y a beaucoup d'électeurs de droite qui ont voté pour Emmanuel Macron, mais qui attendaient peut-être la droite qu'elle prenne ses responsabilités pour droitiser Emmanuel Macron".

De sensibilité libérale, elle tient à redire qu'elle "défend une ligne qui n'est pas celle d'Eric Ciotti, une ligne identitaire". "Je note qu'on sent bien qu'il y a certaines personnes qui ont les yeux rivés sur 2027. On annonce que Laurent Wauquiez, si Eric Ciotti gagne [la présidence du parti], sera le candidat pour 2027. Moi je trouve ça indécent".

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