VIDEO. Primaire de la droite : de nouveau interrogé sur l'IVG, Fillon dénonce "le tribunal de l'Inquisition"

Le favori du second tour n'a pas apprécié d'être de nouveau interrogé sur sa position concernant l'interruption volontaire de grossesse, vendredi sur RTL.

RTL

François Fillon règle ses comptes, à deux jours du second tour de la primaire de la droite. Invité de RTL, vendredi 25 novembre, au lendemain du dernier débat face à Alain Juppé, le favori des sondages a de nouveau été interrogé sur sa position concernant l'avortement et son programme en la matière. La question posée par la journaliste lui a fortement déplu : "Le tribunal de l'Inquisition, ça suffit !" 

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"Une question qui n'aurait jamais dû être posée"

"Non seulement, je n'ai pas touché à la loi, mais j'ai été ministre des Affaires sociales, j'ai été Premier ministre pendant cinq ans... Est-ce qu'on n'a pas pris des mesures pour permettre aux femmes l'accès à ce droit de l'IVG ?, a-t-il rétorqué. Je ne vais pas, tous les jours, répondre à une question qui n'aurait jamais dû être posée" par son adversaire. 

Le candidat est la cible de critiques pour sa position sur l'avortement. Dans son livre-programme Faire, François Fillon avait écrit que l'IVG était un "droit fondamental", mais il est revenu sur ses propos lors d'un meeting de campagne, précisant que "compte tenu de ma foi personnelle, je ne peux pas approuver l'avortement". Attaqué par son adversaire sur cette précision, François Fillon a tenté de rectifier le tir et dénoncé un non-débat.

En octobre, il assurait, sur France 2, être "capable de faire la différence entre ses convictions et le bien public, l'intérêt général. Je considère que l'intérêt général est de ne pas rouvrir ce débat".

François Fillon participe au débat de l\'entre-deux-tours de la primaire de la droite, le 24 novembre 2016, face à Alain Juppé.
François Fillon participe au débat de l'entre-deux-tours de la primaire de la droite, le 24 novembre 2016, face à Alain Juppé. (ERIC FEFERBERG / AFP)