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Trois citations à retenir du discours de rentrée d'Alain Juppé

Le maire de Bordeaux a tenu un meeting, samedi, à Chatou (Yvelines). Il s'est montré conquérant, tout en voulant jouer l'apaisement.

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Alain Juppé, à Chatou (Yvelines), le 27 août 2016. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Alain Juppé a fait sa rentrée, samedi 27 août, à Chatou (Yvelines). Il a tenu un discours d'environ une heure devant ses partisans, dont l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Franceinfo revient sur trois citations à retenir de la prise de parole du favori de la primaire à droite.

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1"Je suis l'homme de la situation"

"Aujourd'hui, après deux années de dialogue avec les Français, je suis prêt", a lancé Alain Juppé. Et de poursuivre : "Je sais ce que je veux faire pour sortir notre pays de son marasme actuel et je sais comment je vais le faire", a poursuivi le maire de Bordeaux.

"C'est pour ce projet que je vais me battre parce j'ai la conviction qu'il est bon et que je suis aussi - pardon de ce petit moment d'immodestie - l'homme de la situation", a-t-il ajouté avant d'être acclamé par ses supporters.

Alain Juppé : "Je suis prêt"
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Il a encore évoqué son âge, 71 ans, qui est souvent critiqué par ses adversaires. "Ils diront que je suis vieux (...) jamais je ne me suis senti aussi serein, avec une vision claire de ce que je dois faire pour mon pays", a-t-il assuré.

2"L'islam a sa place en France"

En pleine polémique sur le burkini, Alain Juppé a joué l'apaisement : "Je continue à penser que l'islam a sa place en France tant qu'ils respectent les lois et valeurs de la République." Et d'insister : "La religion musulmane a sa place en France à condition que nos compatriotes qui la pratiquent respectent strictement les lois et les valeurs de la République, et notamment l'un de ses piliers: la laïcité." Il a alors dénoncé le fondamentalisme : "Je veux affirmer ma farouche détermination à combattre l’islamisme radical."

Le maire de Bordeaux a dit souhaiter que les "Français musulmans pratiquants" se dote d'une "organisation qui leur permette de dialoguer avec les pouvoirs publics".

Alain Juppé a également proposé "un accord solennel" entre la République et les représentants des Français musulmans passant d'abord par "l'adhésion à la Charte de la laïcité" dont il a proposé l'adoption.

3"Je n'accepterai pas un Guantanamo à la française"

Il a pris le contre-pied de son rival Nicolas Sarkozy qui propose de placer en rétention administrative les personnes fichées "S". "Je le dis clairement: je n'accepterai pas un Guantanamo à la française où l'on enfermerait sans jugement des milliers de personnes, pour une durée indéterminée, et sur simple soupçon", a-t-il déclaré.

Les fichés "S" soupçonnés d'activités terroristes "doivent pouvoir être mis préventivement hors d'état de nuire", a-t-il poursuivi, sans donner davantage de détails. "Les services de renseignement peuvent en suivre certains pour remonter des filières organisées. Dans le cadre de l'Etat d'urgence, les préfets peuvent en assigner d'autres à résidence, pour un temps", a-t-il ajouté.

"Au-delà, l'intervention d'un juge reste incontournable", a-t-il estimé. "L'autorité judiciaire reste la garante des libertés individuelles et c'est à elle, aux termes de l'article 66 de notre Constitution, qu'il revient, dans la durée, de prendre les mesures privatives de ces libertés."

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