Primaire à droite : Nathalie Kosciusko-Morizet décroche une quatrième place inespérée

L'ancienne ministre apporte son soutien à Alain Juppé pour le second tour.

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate à la primaire à droite, le 9 novembre lors d\'un meeting à Paris.
Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate à la primaire à droite, le 9 novembre lors d'un meeting à Paris. (SERGE TENANI / CITIZENSIDE / AFP)

Nathalie Kosciusko-Morizet n'a pas fait de miracles lors du premier tour de la primaire à droite, dimanche 20 novembre. L'ancienne ministre n'obtient que 2,6% des voix, mais elle peut se consoler avec une quatrième place, devant Bruno Le Maire selon des résultats partiels portant sur 89,3% des bureaux de vote.

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Son score

Avec un score aussi faible, Nathalie Kosciusko-Morizet n'a pas réussi à percer, mais la leader de l'opposition au Conseil de Paris peut se féliciter de dépasser Bruno Le Maire, un temps présenté comme le troisième homme de cette campagne.

Lors du dernier débat, NKM avait elle-même admis qu'elle n'avait aucune chance de gagner cette primaire, tout en égratignant ses adversaires. "Tous mes concurrents ici proclament, ou ont proclamé à un moment ou à un autre, qu'ils allaient gagner la primaire, quand bien même ils savaient que c'était faux, avait-elle déclaré. Alors, pour ma part, je sais que ce ne sera pas le cas."

Ce que disaient les sondages

Jamais, au cours de la campagne, Nathalie Kosciusko-Morizet n'a vu ses intentions de vote décoller dans les sondages. Oscillant entre 2% à 5%, le score de l'ancienne ministre est resté sur une tendance plutôt stable au fil des semaines.

Ce qu'elle va faire au second tour

Sans surprise, Nathalie Kosciusko-Morizet soutiendra Alain Juppé au second tour "pour défendre [ses] idées". "Je n'ai jamais couru après les places et après les postes", explique-t-elle.Les positions de François Fillon, notamment sur l'homoparentalité, semblaient de toute façon peu compatibles avec les valeurs défendues par son ancienne ministre, qui est favorable à la PMA pour les couples homosexuels. Le profil d'Alain Juppé, plus rassembleur et ouvert sur le centre, correspond mieux à la ligne politique de l'ancienne ministre.