Primaire à droite : menacé d'exclusion, Jean-Frédéric Poisson "demande pardon", après ses propos sur les "lobbies sionistes"

La Haute autorité pour la primaire lui avait laissé jusqu'à mardi pour présenter des excuses.

Jean-Frédéric Poisson, candidat à la primaire à droite, lors d\'un meeting à Ajaccio (Corse), le 21 octobre 2016.
Jean-Frédéric Poisson, candidat à la primaire à droite, lors d'un meeting à Ajaccio (Corse), le 21 octobre 2016. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

Invité de franceinfo, lundi 24 octobre, Jean-Frédéric Poisson est revenu sur ses propos polémiques sur les "lobbies sionistes" auxquels Hillary Clinton serait soumise. "Je vois bien que les propos que j'ai prononcés ont provoqué de l'inquiétude et de la peur chez beaucoup de personnes membres de la communauté juive en France. J'en suis désolé. Je leur demande pardon pour ça. Ce n'était pas mon intention de blesser", a expliqué le candidat à la primaire à droite, qui était menacé d'exclusion du scrutin.

La Haute autorité pour la primaire lui avait laissé jusqu'à mardi pour présenter des excuses. Jean-Frédéric Poisson avait déclaré, dans l'édition de Nice-Matin du mercredi 19 octobre, que "la proximité de Madame Clinton avec les super financiers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes [étaient] dangereuses pour l'Europe et la France".

La Haute autorité pour la primaire saisie par NKM

Nathalie Kosciusko-Morizet avait saisi quelques jours plus tard la Haute autorité de la primaire pour qu'elle se "prononce" sur le respect de la charte par Jean-Frédéric Poisson. Cette Haute Autorité, chargée de veiller à "la régularité" de la primaire et à "l'égalité entre les candidats", n'a prévu aucune sanction contre les candidats, mais a la possibilité de "trancher définitivement toutes les réclamations" et donc d'exclure Jean-Frédéric Poisson. Un décision que le candidat pourrait tout autant contester.

Vendredi Jean-Frédéric Poisson avait déjà tenté d'éteindre la polémique, disant "regretter infiniment que [ses] mots" sur les lobbies sionistes aux Etats-Unis "aient pu être interprétés comme de la haine à l'égard du peuple juif ou de l'Etat d'Israël".