Chez les Républicains, une enquête pour évaluer les profils des candidats à la primaire de la droite

Les Républicains lancent aujourd'hui un sondage mené par l’Ifop auprès de 15 000 militants et sympathisants pour tester la crédibilité des candidats à la primaire.

Article rédigé par
Hadrien Bect - franceinfo
Radio France
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Temps de lecture : 1 min.
Le siège des Républicains, à Paris, le 6 novembre 2019. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

La droite n'en finit plus de chercher la manière de se trouver un candidat : lundi 30 août, le parti Les Républicains lancent avec l’Ifop une grande consultation auprès de ses 15 000 militants et sympathisants pour évaluer d’ici le 20 septembre les profils des candidats en lices. Il ne s’agit pas ici d’un sondage d'intentions de vote, ni une course de petits chevaux : la droite garde en mémoire l’année 2016, qui avait vu Alain Juppé en tête des sondages, avec le résultat que l’on connaît.

L’enquête compte plusieurs volets : les thématiques prioritaires pour 2022, les personnalités pour l’incarner. Leur notoriété, leur capacité à rassembler, ou leur capacité à battre Emmanuel Macron ou Marine Le Pen. Ou encore évaluer qui a la meilleure stature internationale : c'est là que vont se mesurer Michel Barnier, Xavier Bertrand, Eric Ciotti, Philippe Juvin et Valérie Pécresse.

Un simple "éclairage"

L’utilité de la démarche divise : "Cela ne servira à rien et c'est incompréhensible", juge ainsi un stratège de la droite. Rappelons que l'objectif de la droite est de se trouver un candidat… Sauf que ce n'est pas l'objectif de cette consultation. Il s’agit là d’un simple "éclairage", dit-on du côté de la direction des Républicains, et donc pas une primaire sondagière.

Il n’est pourtant pas certain qu’une primaire se tienne : Christian Jacob espère ainsi encore l'éviter. Et c'est là que le sondage peut avoir son utilité. "Jacob se dit que si à la fin du mois, l'un des candidats sérieux est très haut dans les sondages, là on oublie la primaire", indique ainsi un poids lourd de LR. À voir, puisque ce sont pas forcément les tendances observée ces dernières semaines.

La primaire est fragilisée

Et puis, le patron des Républicains a aussi noté la non-candidature de Laurent Wauquiez... "Cela fragilise la primaire, assure d'ailleurs, avec un peu de gourmandise son entourage, sans que l’on puisse comprendre à ce stade ce qui est proposé en l'absence d'une primaire." Sauf que les candidats déjà déclarés ne sont pas exactement sur la même ligne et le rapport de force domine.

Sans oublier Xavier Bertrand qui fait campagne seul de son côté. Une nouvelle réunion entre Jean Leonetti, Gérard Larcher et Christian Jacob doit évoquer ce sujet qui devient une arlésienne la semaine prochaine, juste après la rentrée politique de LR.

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