Pour Laurent Wauquiez, Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, "a toute sa place au Parti populaire européen"

Dans un entretien au "Figaro", le patron du parti Les Républicains a défendu le Premier ministre hongrois, visé par une procédure du Parlement européen.

Le patron du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, le 26 août 2018 aux Estables (Haute-Loire).
Le patron du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, le 26 août 2018 aux Estables (Haute-Loire). (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Viktor Orban "a toute sa place" au Parti populaire européen (PPE). C'est ce qu'a réaffirmé le président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, jeudi 20 septembre au Figaro. "Je parle à Merkel comme à Orban. Il a toute sa place au sein du PPE. Il a été élu démocratiquement. Tous nos braves censeurs devraient s'en souvenir", a déclaré le patron de LR au quotidien.

Une pique adressée à ses rivaux au sein de sa formation politique. Valérie Pécresse et ses soutiens ont demandé mardi, lors du bureau politique de LR, une condamnation claire du "démantèlement de l'Etat de droit" en Hongrie. Au Parlement européen, sur les 20 parlementaires français membres du PPE, neuf, dont cinq membres de LR, ont voté la semaine dernière pour l'activation de l'article 7 du traité de l'UE, qui pourrait à terme conduire à des sanctions contre Budapest. Cinq se sont abstenus (dont Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati, Geoffroy Didier et Brice Hortefeux) et trois (Nadine Morano, Angélique Delahaye, Franck Proust) ont voté contre. Trois étaient absents.

"Je ne suis pas parlementaire européen", répond Laurent Wauquiez au Figaro, qui lui demande s'il aurait voté cette résolution. Viktor Orban, "je ne suis pas gêné par son discours sur la question migratoire, par contre il y a des lignes rouges à ne pas franchir comme celles de l'Etat de droit ou la liberté de la justice", poursuit-il. "On a tort de pousser Orban en dehors de l'Europe et du PPE. Il faut arrêter d'opposer les uns aux autres", dit encore le patron de LR, qui dénonce un "affrontement caricatural et artificiel Macron-Orban qui ne correspond pas à la réalité".