Marine Le Pen se dit "réjouie" que Jean-Luc Mélenchon découvre "l'attaque médiatique en meute"

Dans un article publié sur son blog lundi, le leader de La France insoumise a qualifié la presse de "première ennemie de la liberté d'expression".

La présidente du Front national, Marine Le Pen, le 15 janvier 2018 à Nanterre (Hauts-de-Seine).
La présidente du Front national, Marine Le Pen, le 15 janvier 2018 à Nanterre (Hauts-de-Seine). (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

"Après tout, la sagesse arrive à tout âge." La présidente du Front national Marine Le Pen s'est "réjouie", mardi 27 février, que le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, découvre à son tour "l'agression médiatique en meute". La députée du Pas-de-Calais, ancienne candidate à l'élection présidentielle, réagissait sur France Inter aux propos tenus par Jean-Luc Mélenchon contre le "parti médiatique", dans un billet de blog publié lundi. 

"Aujourd'hui, il en prend plein la poire, il se rend compte que ce n'est pas très agréable et pas très juste", a déclaré Marine Le Pen au micro de France Inter. "Eh bien, après tout, la sagesse arrive à tout âge", a-t-elle ajouté. 

Je me réjouis qu'il s'en rende compte parce que pendant l'élection présidentielle, il a été préservé de ces agressions et de ces attaques.Marine Le Pen, au sujet de Jean-Luc Mélenchonsur France Inter

La presse, "première ennemie de la liberté d'expression"

Le leader de la France insoumise et député des Bouches-du-Rhône a dénoncé, lundi sur son blog, "une lourde attaque globale du parti médiatique" ayant visé le président des Républicains, Laurent Wauquiez, après ses propos polémiques face aux étudiants de l'EM Lyon. Regrettant qu'on ne puisse "plus nulle part parler librement", Jean-Luc Mélenchon a qualifié la presse de "première ennemie de la liberté d'expression".

L'ancien candidat à l'élection présidentielle ajoute dans ce texte que son mouvement a "dû subir 'l'affaire des comptes de campagne'", "un pur coup monté" selon lui. Une enquête de la cellule investigation de Radio France avait, quelques jours plus tôt, mis en avant des soupçons de surfacturations au cours de sa campagne, destinées à obtenir un remboursement plus important de l'Etat. 

Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon s'insurge ainsi contre "une sorte de CIA médiatique vouée à propager les dénonciations, même pas très anonymes dans notre cas, et à organiser des 'coups' déstabilisateurs." ll va même jusqu'à qualifier les journalistes ayant révélé ces soupçons de "bras cassés"