Après ses propos polémiques diffusés dans l'émission "Quotidien", Laurent Wauquiez menace de "suites judiciaires"

La veille, l'émission de TMC a diffusé les propos du président des Républicains enregistrés lors d'un cours où il tacle notamment Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy et Gérald Darmanin.

Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, à Paris, le 27 janvier 2018.
Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, à Paris, le 27 janvier 2018. (FRANCOIS PAULETTO / CROWDSPARK / AFP)

Laurent Wauquiez contre-attaque. Samedi 17 février, le président des Républicains a dénoncé la diffusion de ses propos enregistrés "de façon illégale" lors d'un cours à l'EM Lyon Business School. Il envisage aussi de "suites judiciaires". La veille, l'émission "Quotidien" sur TMC avait diffusé ces propos volés dans lesquels il s'en prend notamment à Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy et Gérald Darmanin.

"Les propos qui ont été diffusés par l'émission "Quotidien" ont été enregistrés de façon illégale, avec des méthodes peu déontologiques qui ouvrent la voie à des suites judiciaires, a déclaré Laurent Wauquiez. Ces propos ont été tenus dans le cadre privé d'un enseignement, au cours d'une discussion libre avec des étudiants, parfois sur le ton de l'humour."

Des propos qui font réagir

Dans ces enregistrements, on entend notamment le chef de file de la droite commenter la plainte pour viol visant le ministre Gérald Darmanin. "C'est du Cahuzac puissance 10", assure-t-il, estimant que "le type sait très bien ce qu'il a fait, il sait très bien ce qui va arriver".

Laurent Wauquiez revient également sur l'élection présidentielle de l'année dernière. Selon lui, Emmanuel Macron "a organisé" la victoire de François Fillon à la primaire de la droite puis sa "démolition" lors de la campagne électorale. "Je n'ai aucun doute que le machin a été totalement téléguidé", affirme le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Des propos qui n'ont pas manqué de faire réagir la classe politique. "On n'a pas fait d'entreprise de démolition. On a juste fait campagne, et les Français après ont jugé, à partir de ce qui a été révélé du projet de François Fillon, et des affaires qui l'entouraient", a affirmé sur franceinfo Aurore Bergé, députée LREM des Yvelines, porte-parole du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale.