"Illogique", "incompréhensible", "triste" ... Des élus Les Républicains critiquent le départ de Valérie Pécresse

"J’exprime ma tristesse, ma désapprobation et mon incompréhension", a réagi Jean Leonetti, président par intérim du parti Les Républicains.

Valérie Pécresse, en mai 2018, à Paris.
Valérie Pécresse, en mai 2018, à Paris. (DANIEL PIER / NURPHOTO / AFP)

Un départ qui ne fait pas plaisir à tout le monde. Mercredi 5 juin, Valérie Pécresse a annoncé son départ des Républicains, quelques jours après la démission de Laurent Wauquiez et le score historiquement bas du parti aux élections européennes. Alors que plusieurs ténors de la droite appelaient ces derniers jours à la reconstruction du parti, ce départ inattendu n'est pas bien passé chez certains élus LR.

"J’exprime ma tristesse, ma désapprobation et mon incompréhension, a réagi Jean Leonetti, président par intérim du parti Les Républicains. C’est à ce moment, où une élection va s’ouvrir à l’intérieur de LR, qu’elle sort de sa famille politique et renonce, une fois de plus, à se présenter aux élections." Un tacle en direction de la présidente de la région Ile-de-France qui avait renoncé à se présenter à la tête des Républicains en 2017.

"Dans les moments difficiles, on ne quitte pas le navire"

"La voilà maintenant libre d’être totalement libre. Pour moi, c’est un non événement", a réagi, de son côté, le député LR Olivier Dassault en reprenant le nom, Libres !, du mouvement fondé par Valérie Pécresse en 2017. "La refondation de la droite est un devoir impérieux. Elle exige du courage et de sortir des logiques personnelles", a aussi tancé le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau.

D'autres députés, comme Daniel Fasquelle, regrettent ce départ de Valérie Pécresse : "Très déçu de la décision de Valerie Pécresse de quitter Les Republicains car c’est maintenant que commence la rénovation de la droite et du centre à partir du mouvement." "Dans les moments difficiles, on ne quitte pas le navire", renchérit le député niçois Eric Ciotti.

"Valérie Pécresse s’en va, libérée, délivrée. Pourtant, personne ne lui a jamais interdit de se présenter à une élection ou de défendre sa sensibilité. C’est illogique au lendemain de l’initiative de Gérard Larcher et de la démission de Laurent Wauquiez", estime, de son côté le député LR Julien Aubert.