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Wauquiez, Portelli, Fasquelle... Qui sont les six prétendants à la présidence des Républicains ?

Le conseiller régional du Finistère Maël De Calan est le dernier à avoir déclaré sa candidature. Mais Laurent Wauquiez reste le grand favori de l'élection prévue les 10 et 17 décembre prochains.

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Les portes du siège du parti Les Républicains, à Paris, le 11 juillet 2017. (BERTRAND GUAY / AFP)

La bataille pour la présidence des Républicains est lancée. Les dirigeants de la droite sont dans les starting-blocks pour trouver un leader au mouvement, privé de chef et de ligne claire depuis ses déroutes électorales du printemps. A trois mois de l'élection, prévue lors d'un congrès les 10 et 17 décembre prochain, on compte six candidats. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez reste le grand favori. Franceinfo fait le point.

Maël de Calan, le jeune juppéiste

C'est le petit protégé d'Alain Juppé, même si le maire de Bordeaux a indiqué sur Twitter qu'il ne parrainera "aucun candidat". Le conseiller régional du Finistère de 36 ans est le dernier à avoir annoncé sa candidature pour la présidence du parti, mardi 5 septembre, sur France 2Il dit vouloir "faire de la politique très différemment, de manière plus fraîche, en se débarrassant du cynisme, du sectarisme et de la mauvaise foi" tout en incarnant "une droite ouverte et équilibrée".

Dans Le Point, il indique souhaiter rassembler "un collectif de nouveaux visages des Républicains, qui ont fait des choix différents à l'occasion de la primaire de la droite et du centre". Surtout, il se dit prêt à en découdre avec "la droite clivante et intransigeante" de Laurent Wauquiez.

Laurent Wauquiez, le poids lourd

Même s'il n'a jamais fait mystère de ses ambitions, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a mis du temps avant de déclarer sa candidature. Il a fallu attendre le 1er septembre dans les colonnes du Figaro. "Je suis candidat parce que je pense que la France a besoin de la droite. Et il faut que la droite soit vraiment de droite !", lance-t-il ce jour-là. 

Laurent Wauquiez a un point fort : il a su s'attirer les faveurs de la base militante avec un discours aux accents identitaires et conservateurs. Son point faible : il est abhorré par les élus modérés. Seul ténor parmi les prétendants, l'ancien ministre de l'Enseignement supérieur a tenu son meeting de rentrée le 30 août à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône), là même où Nicolas Sarkozy avait prononcé son premier discours de candidat à la primaire de la droite il y a un an.

Quelques jours plus tard, le 3 septembre, il a réalisé sa traditionnelle ascension du mont Mézenc, chez lui en Haute-Loire. La configuration est idéale pour cet ambitieux assumé, devant qui la voie s'est récemment dégagée avec les renoncements de Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, tous les deux tenants d'une ligne médiane à droite.

Laurence Sailliet, l'inconnue

Elle est la première à avoir officiellement déclaré sa candidature. C'était le 9 juillet dernier sur le site d'Atlantico. Laurence Sailliet, membre du bureau politique des Républicains depuis 2011 et proche de Xavier Bertrand, n'a jamais été élue malgré sa candidature aux trois dernières élections législatives. Nutritionniste de profession, elle se présente comme la candidate "de la refondation", avec "pour seul souci le collectif"

"On m'appelle 'l'inconnue', ce n'est pas un problème pour moi. Je pense même en faire mon slogan de campagne", a ironisé cette femme de 44 ans sur LCI"Je sais que cette étape des parrainages des parlementaires et des adhérents sera difficile. C'est pour cela que j'annonce ma démarche très tôt", confiait-elle toutefois à Atlantico. Chaque candidat doit en effet recueillir les signatures de 13 parlementaires et de 2 500 adhérents du parti avant le 11 octobre. 

Daniel Fasquelle, le sarkozyste

Deuxième candidat à s'être lancé dans la course, Daniel Fasquelle a officialisé sa candidature dans une interview au Parisien, le 26 août. Le même jour, le député du Pas-de-Calais prononçait un discours dans son fief du Touquet (Pas-de-Calais) devant les Jeunes Républicains réunis en université d'été. C'est pour éviter le "risque d'une fragmentation" et pour "sauver la droite" – du nom de son mouvement Sauvons la droite, lancé en juillet – qu'il a décidé de briguer le poste. S'il est élu, l'homme de 54 ans s'engage à ne pas être candidat à la présidentielle de 2022.

Florence Portelli, la filloniste 

L'ancienne porte-parole de François Fillon a annoncé sa candidature, mardi 29 août, dans un entretien accordé au Figaro"Je suis candidate pour que la droite recouvre sa fierté. Je veux redonner aux militants la place qui devrait être la leur dans ce parti", a justifié celle qui est actuellement maire de Taverny (Val-d'Oise). "On a un problème de socle, de base électorale, lié au fait qu'on s'est coupés d'une partie du peuple, d'une partie de la France, parce qu'on ne sait pas lui parler", a-t-elle réaffirmé le lendemain au micro de franceinfo. Elle a assuré qu'elle rencontrerait Nicolas Sarkozy pour "prendre conseil auprès de lui".

Julien Aubert, le souverainiste

Des six candidats déclarés, le député du Vaucluse, qui se définit comme souverainiste, est certainement celui qui se rapproche le plus de Laurent Wauquiez. Ce qui ne l'empêche pas de fustiger l'actuel favori. "Il vient de l’UDF. Il a été très pro-européen, critiquant les eurosceptiques comme moi. Puis il a basculé. J'ai donc du mal à le caractériser idéologiquement", a-t-il déclaré à L'Opinion à propos de son adversaire. L'homme de 39 ans explique aussi avoir conservé de "bonnes relations" personnelles avec Emmanuel Macron. Ils étaient tous les deux camarades de promotion à l'Ena. 

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