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Les déplacements mouvementés de Sarkozy depuis 2007

Chahuté à Bayonne jeudi 1er mars, Nicolas Sarkozy a connu depuis 2007 plusieurs déplacements mouvementés. Retour sur ces événements du quinquennat.
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France Télévisions
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Nicolas Sarkozy, pris à partie par un pêcheur au Guilvinec (6 novembre 2007) (ANDRE DURAND / AFP)

Chahuté à Bayonne jeudi 1er mars, Nicolas Sarkozy a connu depuis 2007 plusieurs déplacements mouvementés. Retour sur ces événements du quinquennat.

Jeudi 1er mars, Nicolas Sarkozy a été pris à partie par un groupe de personnes à l'occasion de sa visite à Bayonne. "Hollande ayant annoncé l'épuration, forcément ça échauffe les esprits des gens de la base", a déclaré le chef de l'Etat à l'AFP après les incidents. Mais ces derniers font suite à d'autres déplacements mouvementés du Président de la République depuis son accession à l'Elysée en 2007. Rappel des faits.

- 6 novembre 2007 : "Si je descends, je te mets un coup de boule"

Au Guilvinec (Finistère), des marins pêcheurs en colère protestent contre l'envolée des cours du gazole. Un parmi eux lance à Nicolas Sarkozy : "Enc...!" Riposte immédiate: "C'est toi qui a dit ça ? Eh ben descends un peu le dire, descends un peu !" Un jeune pêcheur réplique : "Si je descends, je te mets un coup de boule", n'hésitant pas à sauter une barrière en direction du Président avant d'être arrêté par les services de sécurité. Il ne sera pas poursuivi.

- 23 février 2008 : "Casse-toi, pauv' con"

A Paris, lors de sa visite au Salon de l'Agriculture, un homme refuse la poignée de main de Nicolas Sarkozy, lui lançant : "Ah non, touche-moi pas ! Tu me salis !" Le président de la République française s'emporte : "Eh ben, casse-toi, pauv' con !". Six mois plus tard, un militant de gauche brandit à Laval (Mayenne) une pancarte avec la désormais fameuse phrase au passage de la voiture présidentielle. Il sera condamné à 30 euros d'amende avec sursis.

- 12 janvier 2009 : Onze blessés

A Saint-Lo (Manche), des incidents éclatent entre la police et des salariés qui manifestent et sifflent le chef de l'Etat. Onze personnes sont légèrement blessées, dont deux policiers. Le préfet de la Manche, ancien chef de cabinet de Dominique de Villepin, est muté quelques semaines plus tard, M. Sarkozy estimant qu'il n'avait "pas pris les mesures" nécessaires pour le maintien de l'ordre public. Un enseignant, militant de la FSU, est condamné à trois mois de prison avec sursis pour violence contre un policier.

- 31 mars 2009 : Neuf gardés à vue

A Chatellerault (Vienne), neuf jeunes sont placés en garde à vue à la suite d'une manifestation pour avoir jeté des objets sur les forces de l'ordre qui avaient mobilisé 800 à 900 hommes contre 1.500 à 2.000 manifestants à l'occasion d'une visite présidentielle.

- 23 juin 2010 : "Ici, t'es chez moi!"

En Seine-Saint-Denis, au cours d'une visite de Nicolas Sarkozy dans des quartiers sensibles, un jeune homme de 21 ans lui lance : "Va te faire enculer connard, ici t'es chez moi". L'homme est blessé lors de l'interpellation et condamné à 35 heures de travaux d'intérêt général (TGI) pour outrage au chef de l'Etat et à la police.

- 8 mai 2011 : "Votre politique est une insulte"

A Port-Louis (Morbihan), un homme perturbe un discours de Nicolas Sarkozy en criant devant des centaines de personnes : "Votre politique est une insulte, c'est la mort de la liberté, de l'égalité et de la fraternité!" Le fauteur de trouble, un conseiller municipal communiste de Lanester, également militant CGT, n'est pas poursuvi.

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