Les candidats à la présidentielle à l'épreuve du monde agricole

Sept candidats à la présidentielle étaient ce matin à Montpellier au congrès de la FNSEA. Seuls trois n'ont pas pu faire le déplacement : Jean Luc Mélenchon, Philippe Poutou et Nathalie Arthaud. Les autres disposaient de 15 minutes chacun pour faire partager leur vision de l'agriculture pour les cinq prochaines années.

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Devant plus de 1.500 personnes,
militants de la FNSEA et représentants du monde rural, les sept candidats étaient
invités à se prononcer sur cinq thèmes majeurs parmi lesquels le défi
alimentaire, le développement durable, l'innovation et la recherche.

 

François Bayrou : le candidat
du Modem a joué la corde sensible, rappelant que "l'agriculture, ce n'est
pas seulement dans la tête et dans les bras mais aussi dans les tripes"
.
Selon lui les agriculteurs sont "les meilleurs défenseurs de la nature"
et il compte se battre pour "limiter l'envahissement des terres agricoles" .

Jacques Cheminade : (Solidarité
et Progrès) a affirmé qu'il "remettrait l'innovation et la recherche au
centre du débat agricole"
. Il a aussi suggéré la création d'une banque
publique d'investissement pour l'agroalimentaire notamment.

Eva Joly (EELV) : "Nos idées progressent de jour
en jour, de plus en plus d'agriculteurs se mettent à l'agriculture biologique
ou éco-biologique car ils s'en sortent mieux"
, a-t-elle affirmé. "J'en
ai assez des caricatures chez certains politiques et aussi chez certains
agriculteurs"
, a affirmé Mme Joly, tout en reconnaissant que "la caricature
fonctionne aussi dans l'autre sens"
, celui des écologistes.

Marine Le Pen (FN) : la
candidate s'en est prise à Xavier Beulin, le président de la FNSEA le traitant
de "mauvais lobbyiste" . S'adressant au président de Sofiprotéol, établissement
financier de la filière française des huiles et protéines végétales : "Vous
êtes favorable aux OGM, vous espérez augmenter vos marges en les imposant aux
Français, c'est votre droit, mais le mieux, c'est d'oser le dire franchement"
,
a-t-elle ajouté sous les huées de la salle. Nicolas Sarkozy (UMP) : "Je donne un an à l'Europe: soit l'Europe adopte le "Small Business Act", comme les Américains, qui permet de réserver un pourcentage des marchés publics aux PME, soit nous nous doterons de façon unilatérale d'une règle qui permettra de réserver, pour tous les acteurs publics, 20% des marchés publics aux PME" , a affirmé le président-candidat.