Législatives : le Conseil constitutionnel rejette les recours de Marine Le Pen et Nadine Morano

Les défaites de la présidente du Front national et de l'ancienne ministre, lors du scrutin législatif de juin dernier, sont jugées conformes ce vendredi par le Conseil constitutionnel.

(Thomas Padilla Maxppp)

Si les "Sages" affirment avoir dû "déduire
des suffrages exprimés
" certaines voix, "dans aucun cas cela n'a
conduit à l'annulation de l'élection
". Le cas de figure se pose notamment
dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais.

"Une décision exclusivement poltique"

Alors que Marine Le Pen s'était inclinée
de 118 voix face à son opposant socialiste, les Sages ont ramené la différence
à 106 votes. La présidente du Front national avait émis son recours car elle mettait
notamment en cause des différences sur les signatures d'une cinquantaine
d'électeurs entre les listes d'émargement du premier et du deuxième tour. D'après Marine
Le Pen : "C'est une décision politique. Le militant UMP qui préside le Conseil constitutionnel devrait démissionner pour redonner de la crédibilité ". Référence au président du Conseil, Jean-Louis Debré.

Réaction du député socialiste Philippe Kemel, dont
l'élection a donc été confirmée par le Conseil constitutionnel : "Madame Le Pen est en permanence dans le déni de démocrati e."

Nadine Morano ne retrouve pas son siège

Marine Le Pen n'est pas la seule à avoir saisi le Conseil
constitutionnel après les élections législatives. Au total, les
"Sages" ont été saisis de 24 contestations dans 15 circonscriptions. Et
pour l'instant, aucun des sept recours étudiés n'a été accepté. Outre Marine Le
Pen, une autre "tête d'affiche" a ainsi vu sa défaite définitivement
actée. Nadine Morano ne retrouvera pas son siège de député de
Meurthe-et-Moselle. L'ancienne ministre avait été sèchement battue par son
opposant socialiste dans une circonscription qu'elle avait remportée en 2002.