Législatives 2017 : les investitures à droite ne font pas l'unanimité

Trop c'est trop, pour les concurrents de Nicolas Sarkozy. Les investitures de Patrick Balkany et de Georges Tron pour les législatives de 2017 ne sont pas les bons choix.

(Bruno Le Maire et Franck Riester au siège des Républicains à Paris ©Maxppp)

Les investitures à droite pour les prochaines législatives font décidément beaucoup parler. Il y a Patrick Balkany, mis en examen dans quatre affaires, mais pourtant réinvesti par le parti Les Républicains pour les législatives de 2017 dans les Hauts-de-Seine. Et puis on a appris hier soir que Georges Tron a lui aussi été investi. Le Maire de Draveil dans l'Essonne doit pourtant être jugé aux assises pour viol.

"Un très mauvais signal"

Bruno Le Maire a été le premier à dénoncer l'investiture de Patrick Balkany : "je désapprouve l'investiture de Patrick Balkany. Toujours la même vieille politique !" a-t-il écrit sur son compte Twitter. L'investiture de Georges Tron choque tout autant ses partisans, dont le député de Seine-et-Marne Franck Riester. 

"C'est un très mauvais signal dans un moment où la classe politique dans son ensemble est décriée, rejetée" — Franck Riester

Le député de Seine-et-Marne regrette que les candidatures soient décidées "dans un bureau à quelques-uns, parfois à des amis, sans tenir compte des parcours des uns et des autres."

L'arbitrage n'est pas définitif

La faute à Nicolas Sarkozy, selon ses rivaux. C'est lui qui serait à la manoeuvre, même si la commission d'investiture est présidée par Christian Estrosi. Une instance qui a arbitré au pas de charge.

Alain Juppé, lui, ne se sent pas engagé par ces décisions. Autrement dit, il pourra revenir dessus s'il gagne la primaire, ce que confirme l'un de ses soutiens, Dominique Bussereau, il fait partie de la commission. 

"La méthode choisie n'est pas la bonne, puisque nous sommes allés très vite et quand on va trop vite, il y a des dommages collatéraux. Celui qui remportera la primaire aura le souci de regarder clairement quels seront les députés qui feront partie de sa majorité présidentielle, donc il est assez vraissemblable qu'un certain nombre de cas puissent être revus". 

Revus pour éviter le scénario du PS en 2012 : des députés investis par Marine Aubry avec François Hollande Président.