VIDEO. Législative partielle dans le Doubs : l'UMP divisée sur une consigne de vote

Le bureau politique du parti doit se tenir mardi 3 février. Objectif : donner une consigne de vote en vue du second tour, où s'opposent le FN et le PS.

FRANCE INFO / I-TELE / BFM TV

L'UMP a été éliminée dès le premier tour de la législative partielle dans le Doubs, dimanche 1er février. Le second tour verra s'affronter une candidate du Front national et un candidat du Parti socialiste. Quelle sera la  stratégie du parti d'opposition ? Les ténors de l'UMP sont divisés sur la question. Une position commune doit être prise, mardi 3 février, en bureau politique. En attendant chacun donne son avis.

L'ex-ministre Bruno Le Maire a expliqué, lundi 1er février sur France Info, "non au front républicain" en faveur du PS face au FN. "Parce que c'est un peu une solution de facilité, c'est une manière de se défausser, de ne pas chercher ses responsabilités, de ne pas élaborer un discours fort, de propositions qui puissent convaincre les électeurs", a-t-il détaillé.

Le front républicain "n'est pas une voie"

Même tonalité du côté de Luc Chatel sur i-Télé. "C'est un peu compliqué, les électeurs vont avoir le choix entre le Front national et le parti qui fait monter le Front national, a jugé l'ex-ministre de l'Education. Le Front national n'est pas une voie, mais le front républicain n'en est pas une autre."

En revanche, la vice-présidente déléguée de l'UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet, défend une autre ligne. Elle prône, "à titre personnel", le vote PS "contre le Front national." "Si j'étais personnellement confrontée à ce choix, et avec regret, sans gaîté de cœur, je choisirais de voter pour le candidat qui est opposé au candidat du Front national", "en l'espèce" celui du PS, a-t-elle précisé sur BFMTV-RMC.

Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire lors d\'une réunion de l\'UMP à Paris, le 17 janvier 2015. 
Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire lors d'une réunion de l'UMP à Paris, le 17 janvier 2015.  (LIONEL BONAVENTURE / AFP)