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Le trésorier de l'UMP accuse Copé de verrouiller le scrutin

Dans une interview au "Figaro", le député Dominique Dord annonce qu'il se retire de la course à la présidence de l'UMP au profit de François Fillon. 

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France Télévisions
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Le trésorier de l'UMP, Dominique Dord, lors du campus d'été du parti au Port-Marly (Yvelines), le 30 août 2010. (MIGUEL MEDINA / AFP)

SUCCESSION A L'UMP - Dominique Dord jette l'éponge. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais le député-maire d'Aix-les-Bains (Savoie), et trésorier de l'UMP depuis l'été 2010, était candidat à la présidence du parti. "Etait", car dans un entretien au Figaro mercredi 22 août, Dominique Dord annonce qu'il se retire, un mois seulement après avoir officialisé sa candidature. Et l'élu savoyard d'accuser ouvertement Jean-François Copé de verrouiller le scrutin.

Alors qu'il faut rassembler d'ici au 18 septembre près de 8 000 signatures d'adhérents pour pouvoir briguer le fauteuil de président de l'UMP, "la probabilité de voir un troisième candidat réunir ces parrainages", outre François Fillon et Jean-François Copé, "est quasi nulle parce que la direction de l'UMP en a décidé ainsi", déplore Dominique Dord. "Réunir ces signatures sans avoir accès au fichier des adhérents, sans bénéficier des communications de l'UMP tout en respectant une procédure ubuesque est impossible pour la plupart des pré-candidats, quelles que soient leurs qualités. C'est regrettable, d'autant que nous ne sommes pas sur un pied d'égalité."

"Une compétition cadenassée à triple tour"

Selon lui, "il suffit de consulter le site internet de l'UMP pour constater que la communication du parti n'est pas impartiale; elle travaille ouvertement et sans complexe pour Jean-François Copé", l'actuel secrétaire général, qui devrait annoncer sa candidature dimanche. "Sans compter les courriers diffusés massivement et les prises de position des cadres locaux nommés par la direction et auxquels il avait pourtant été demandé une certaine neutralité. Non seulement la compétition est cadenassée à triple tour, mais en plus elle ne se déroule pas à armes égales", ajoute Dominique Dord.

Se disant dès le mois de juillet "plus proche sur le fond d'une ligne incarnée par François Fillon", Dominique Dord annonce donc, sans surprise, qu'il soutient désormais l'ancien Premier ministre dans la course à la présidence du parti. "Il a la crédibilité, le poids politique et l'intégrité nécessaires. Il est celui qui présente le moins de risque d'explosion du parti, le plus à même de prendre les décisions indispensables à sa sauvegarde", ajoute-t-il dans Le Figaro

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