Le suspect retranché à Toulouse est mort

Le présumé coupable de la fusillade de Toulouse et de Montauban, soupçonné de sept meurtres, est mort, jeudi 22 mars, vers 11H 30 après une fusillade avec le Raid qui faisait depuis 32 heures le siège de son appartement.

Image de l\'immeuble où le suspect du drame de Toulouse et de Montauban reste retranché, le 22 mars 2012.
Image de l'immeuble où le suspect du drame de Toulouse et de Montauban reste retranché, le 22 mars 2012. (AFP - Lionel Bonaventure)

Le présumé coupable de la fusillade de Toulouse et de Montauban, soupçonné de sept meurtres, est mort, jeudi 22 mars, vers 11H 30 après une fusillade avec le Raid qui faisait depuis 32 heures le siège de son appartement.

Alors que le suspect était toujours terré dans son appartement, le RAID a lancé l'assaut, jeudi en fin de matinée.

Trois cents cartouches auraient été tirées de part et d'autre faisant trois blessés parmi les policiers, dont un "assez grièvement, et tuant le présumé coupable.

Selon la déclaration de Claude Guéant vers 12h00, l'homme a "sauté par la fenêtre en continuant de tirer". Il est décédé a déclaré le ministre de l'intérieur, confirmant une information délivrée quelques minutes plus tôt par la police.

Guerre d'usure

Tout avait démarré il y a plus de 30 heures. Le principal suspect de la fusillade de Toulouse et Montauban, Mohamed Merah, avait alors ouvert le feu sur les policiers au début de leur intervention mercredi peu après 3 heures.

Après une première phase de négociations, au cours de laquelle il aurait beaucoup plus parlé avec les policiers, les "relations" avaient alors changé de nature. L'homme n'avait plus communiqué et contrairement à ce qu'il avait annoncé, refusait de se rendre.

La police voulait le prendre vivant

Pour inciter le tueur présumé à se rendre, la police avait modifié sa stratégie mercredi soir.

En faisant exploser sa porte d'entrée, des fenêtres et en ouvrant une brèche dans un mur, elle avait choisi de faire monter la pression pour inciter cet homme à se rendre, l'objectif était de tout faire pour le prendre vivant afin que son éventuel réseau puisse être démantelé.

Mais l'homme a refusé de se rendre a expliqué M. Guéant.