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Le site de la députée à l'origine du texte sur le génocide arménien a été piraté

Le site de Valérie Boyer, la députée UMP à l'origine de la proposition de loi réprimant la négation des génocides dont celui des Arméniens, était victime dimanche 25 décembre d'un piratage par des militants pro-Turquie anonymes.
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La députée (UMP) Valérie Boyer est à l'origine de la proposition de loi réprimant la négation des génocides (AFP)

Le site de Valérie Boyer, la députée UMP à l'origine de la proposition de loi réprimant la négation des génocides dont celui des Arméniens, était victime dimanche 25 décembre d'un piratage par des militants pro-Turquie anonymes.

Drôle de cadeau de Noël pour Valérie Boyer. Le site internet de la députée UMP à l'origine du texte sur le génocide arménien www.valerie-boyer.fr renvoyait dimanche automatiquement vers un écran noir affichant le drapeau de la Turquie et un message non signé en deux langues, en turc et en anglais, s'en prenant au gouvernement français et à la communauté arménienne de France.

"Vous, la diaspora arménienne, êtes de tels lâches que vous n'avez pas le cran d'ouvrir les archives arméniennes et de faire face à la vérité", écrivent les auteurs du message, pour qui "la vérité" est qu'on ne peut pas parler de "génocide arménien". "Vous, les Français, êtes tellement pitoyables et pathétiques que vous méconnaissez les vérités pour des voix", ajoutent-ils, en allusion aux élections présidentielle et législatives à venir en France.

L'Assemblée nationale a adopté jeudi la proposition de loi pénalisant la contestation de tout génocide, dont celui des Arméniens en 1915, provoquant la colère de la Turquie, le gel de sa coopération militaire avec la France et le rappel de son ambassadeur à Paris.

La proposition de loi de Valérie Boyer, députée UMP de Marseille où vit une forte communauté arménienne, avait reçu le soutien du gouvernement qui a permis son inscription à l'ordre du jour de l'Assemblée. Le texte doit désormais être inscrit à l'ordre du jour du Sénat.

Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a jugé peu probable que le texte soit adopté définitivement par le Parlement d'ici la fin de la législature en 2012.

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