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Le Sénat rejette une proposition de loi du PCF sur les "licenciements boursiers"

Le Sénat a rejeté jeudi une proposition de loi communiste visant à interdire les "licenciements boursiers". Un texte qui n'a pas été adopté à la suite de l'abstention des radicaux de gauche, cela témoigne de l'étroitesse de la majorité de gauche.
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Le Sénat, vu du jardin du Luxembourg (14-9-2011) (AFP - JACQUES DEMARTHON)

Le Sénat a rejeté jeudi une proposition de loi communiste visant à interdire les "licenciements boursiers". Un texte qui n'a pas été adopté à la suite de l'abstention des radicaux de gauche, cela témoigne de l'étroitesse de la majorité de gauche.

L'abstention des radicaux de gauche a abouti au rejet par le Sénat d'une proposition de loi communiste visant à interdire les "licenciements boursiers".

Les 7 voix de différence entre les pour et les contre prouvent l'étroitesse de la majorité de gauche.

Le texte porté par le groupe CRC (communiste) a été rejeté par 169 voix contre 163. Les groupes PS, CRC et Ecologiste ont voté pour et la droite UMP et centriste (UCR) contre tandis que le RDSE (à majorité PRG) s'est abstenu.

"La notion de 'licenciement boursier' est très difficile à définir et nous craignons qu'elle ne soit contournée" avec des entreprises qui risquent "d'afficher des résultats comptables négatifs pour pouvoir licencier", a justifié Jean-Claude Requier (RDSE).

Le vote a eu lieu au terme d'une discussion particulièrement animée avec des passes d'armes entre droite et gauche où la campagne présidentielle s'est invitée.

"Parlez des devoirs des employeurs !"

"J'ai entendu le candidat-président évoquer un référendum sur les droits et devoirs des chômeurs. Parlez plutôt des devoirs des employeurs et soumettez au vote des Français notre interdiction de licenciements boursiers! " a lancé l'auteure du texte, Annie David, présidente communiste de la commission des lois.

"Juridiquement le texte est faible. C'est pourquoi vous vous êtes placé sur le plan politique. Je ferai de même", a rétorqué le ministre du travail Xavier Bertrand.

"La gauche est divisée. On croyait le Parti socialiste converti au réalisme, mais le parti de gauche de M. Mélenchon est sur une autre planète" a-t-il poursuivi.

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