Le rendez-vous entre l'humoriste Yassine Belattar et des conseillers de l'Elysée critiqué jusque dans la majorité

L'humoriste, récemment condamné pour menaces de mort et de crime, a été reçu par deux conseillers pour prendre le pouls des banlieues sur la situation de la guerre entre Israël et le Hamas.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Temps de lecture : 2 min
L'humoriste Yassine Belattar lors d'une manifestation contre l'islamophobie à Paris, le 10 novembre 2019. (MICHEL STOUPAK / NURPHOTO / AFP)

Un rendez-vous qui fait grincer des dents. Le chef des députés Renaissance, Sylvain Maillard, "regrette" que l'humoriste Yassine Belattar ait été reçu la semaine dernière par des conseillers d'Emmanuel Macron. "Je le regrette parce que je pense que sa place n'est pas d'être reçue par des collaborateurs de l'Elysée", a réagi Sylvain Maillard vendredi 17 novembre sur franceinfo.

Deux conseillers d'Emmanuel Macron ont reçu la semaine dernière l'humoriste et animateur radio pour prendre le pouls des banlieues à propos de la guerre entre Israël et le Hamas, comme l'a révélé L'Express. Les prises de parole de Yassine Belattar sur les banlieues lui avaient valu l'attention d'Emmanuel Macron, qui l'avait nommé en 2018 au Conseil présidentiel des villes, destiné à alimenter la réflexion de l'exécutif sur les quartiers prioritaires.

Dans un message publié sur X, l'eurodéputé François-Xavier Bellamy, membre des Républicains, a qualifié cette entrevue de "honte absolue". "C'est donc auprès de Yassine Belattar, récemment condamné pour menaces de mort et connu pour ses accointances avec les islamistes, que le chef de l'Etat prend conseil sur sa participation à la marche contre l'antisémitisme", a de son côté commenté Marine Le Pen, toujours sur X, faisant référence à l'absence du chef de l'Etat à la marche contre l'antisémitisme le 12 novembre à Paris.

L'humoriste fustige la polémique

L'humoriste, cible de longue date de la droite et de l'extrême droite qui l'accusent de proximité avec l'islamisme, a été condamné en septembre à quatre mois de prison avec sursis pour menaces de mort et de crime visant plusieurs personnalités du monde du spectacle. Réagissant à la polémique sur son compte Instagram, il a dénoncé "l'idée même qu'un Français d'origine étrangère, de surcroît musulman, pénètre au sein de l'Elysée vient de faire deux jours de polémiques dans notre pays".

Du côté du gouvernement, Sabrina Agresti-Roubache, la secrétaire d'Etat chargée de la Citoyenneté et de la Ville, a insisté sur le fait que cette rencontre s'était déroulée avec des conseillers politiques et pas directement avec Emmanuel Macron. "Je ne connais pas les liens de Yassine Belattar avec les conseillers. (...) Les conseilleurs prennent leur part; le président, on le laisse en dehors de tout ça", a-t-elle déclaré sur CNews et Europe 1.

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