VIDEO. Le PS et l'UMP relativisent la victoire du FN à Brignoles

Michel Sapin, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Christophe Cambadélis et Luc Chatel ont tenté de minimiser la portée du résultat de la cantonale partielle, arguant d'un cas spécifique à ce secteur.

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"Je voudrais relativiser", "il faut voir les choses avec de la profondeur", "ce n'est pas la première fois que"... Au lendemain des résultats de l'élection cantonale partielle à Brignoles (Var), le Parti socialiste et l'Union pour un mouvement populaire ont relativisé la victoire du candidat du Front national, Laurent Lopez. Ce dernier a obtenu 53,9% des voix, contre 46,1% pour sa rivale de l'UMP, Catherine Delzers.

Comment interpréter cette victoire ? Pour Michel Sapin, ministre du Travail, "il ne faut pas oublier que la dernière fois qu'une telle élection avait eu lieu [à Brignoles], c'était déjà un Front national". La candidate UMP à la mairie de Paris Nathalie Kosciusko-Morizet estime de son côté que "cela mérite l'attention", mais qu'il "ne s'agit pas d'un test représentatif, miroir, de ce qui peut se passer" aux élections de 2014.

Même analyse pour l'ancien ministre UMP Luc Chatel, qui juge que ce résultat ne correspond pas à "une poussée historique" du parti frontiste. Quant à Jean-Christophe Cambadélis, député socialiste de Paris, il concède l'existence d'une "dynamique frontiste", mais préfère voir un autre enseignement dans ce scrutin : "Ce qui est intéressant, ce n'est pas tellement la victoire électorale du Front national, c'est que le Front national s'est mis au centre de la politique française et qu'il va être l'enjeu des prochaines élections."

Le frontiste Laurent Lopez après avoir remporté l\'élection cantonale partielle à Brignoles (Var), le 13 octobre 2013.
Le frontiste Laurent Lopez après avoir remporté l'élection cantonale partielle à Brignoles (Var), le 13 octobre 2013. (MAXPPP)