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Le "projet radical" de Baylet à l'université d'été du PRG

Le président du Parti radical de gauche (PRG) a souhaité, par sa candidature à la "primaire citoyenne" du PS, remettre au premier plan le "volontarisme politique" face à "l'économie casino" qui, selon lui, régit le monde.
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Le candidat aux primaires socialistes, Jean-Michel Baylet (PRG), à l'université d'été de La Rochelle, le 27 août 2011. (PIERRE ANDRIEU/AFP)

Le président du Parti radical de gauche (PRG) a souhaité, par sa candidature à la "primaire citoyenne" du PS, remettre au premier plan le "volontarisme politique" face à "l'économie casino" qui, selon lui, régit le monde.

Lors du discours de clôture de l'université d'été du PRG dimanche, Jean-Michel Baylet a soutenu son "projet radical" devant 350 militants réunis à Seignosse, dans les Landes, décidé à "défendre une autre conception de la vie publique".

Pour le sénateur du Tarn-et-Garonne, "la politique et la culture doivent surplomber l'économie et la technique". Face à la "seule pulsion du matérialisme sans foi ni loi" et à "l'économie virtuelle, l'économie casino", il y a "la nécessité d'un sursaut de la volonté politique". Alors qu'aujourd'hui "l'art de gouverner est un inventaire des mille raisons de ne rien faire", "j'en appelle au volontarisme politique", a-t-il dit, avec l'objectif de "remettre l'économie au service de l'homme".

M.Baylet a notamment proposé qu'après la présidentielle, "quel que soit le résultat", soit mise en place "une grande conférence internationale du redressement budgétaire" en associant la majorité et l'opposition mais aussi les collectivités territoriales et les partenaires sociaux. Il a également dénoncé la politique de Nicolas Sarkozy entre "cadeaux fiscaux" pour les plus riches, suppressions de postes à l'école publique, affaiblissement des services publics, administrant un "zéro pointé" sur la sécurité à ce "président de la République (qui) n'est plus républicain".

N'oubliant pas ses partenaires socialistes, il a à nouveau ironisé sur leur difficulté à se différencier dans la primaire alors qu'ils ont un projet commun: "Comme dans la Star académy du socialisme, ils veulent chanter une seule chanson avec des voix dissonantes", a-t-il lancé, soulignant que lui n'avait qu'"une seule partition à interpréter, celle des radicaux de gauche".

Dans cette primaire, le candidat du PRG entend développer "quatre idées essentielles" : une Europe fédérale avec un "gouvernement économique européen permament", une "grand réforme fiscale", un "pôle public de l'énergie" (la sortie du nucléaire à 30 ans est "irréaliste") et au chapitre "libertés", le droit au mariage homosexuel et à mourir dans la dignité.

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