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Le projet du PS pour 2012 a été adopté samedi après-midi à l'unanimité lors de la convention nationale du parti à Paris

Les socialistes ont affiché leur unité pour adopter leur projet avec une Martine Aubry à l'offensive, qui s'est dite "prête" pour 2012.Martine Aubry a défini pour le Parti socialiste le même chemin que celui que François Mitterrand avait "tracé en son temps" pour mener la gauche à la victoire en 1981.
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François Hollande, Bertrand Delanoë, Martine Aubry, Ségolène Royal et Laurent Fabius, le 28 mai 2011 à Paris. (AFP / BERTRAND GUAY)

Les socialistes ont affiché leur unité pour adopter leur projet avec une Martine Aubry à l'offensive, qui s'est dite "prête" pour 2012.

Martine Aubry a défini pour le Parti socialiste le même chemin que celui que François Mitterrand avait "tracé en son temps" pour mener la gauche à la victoire en 1981.

"Je veux adresser aujourd'hui aux Français un message simple et fort : les socialistes sont prêts", a lancé la première secrétaire du PS, clôturant la convention qui a adopté à l'unanimité le projet pour 2012.

"Je prendrai mes responsabilités avec une seule volonté, à la fois ambitieuse et simple, celle que j'ai toujours gardée depuis trois ans : qu'une candidature issue de nos rangs, porteuse de l'espoir attendu, puisse accéder l'année prochaine à la présidence de la République, c'est mon seul objectif", a-t-elle lancé sous les applaudissements, devant quelque 2.000 participants Halles Freyssinet, dans le XIIIe arrondissement de Paris.

Martine Aubry n'a pas dévoilé ses intentions ultimes devant les candidats déclarés (François Hollande, Ségolène Royal...) et potentiels (Pierre Moscovici, Manuel Valls...).

Lionel Jospin, avait répondu à l'invitation alors qu'il n'était pas venu à une convention depuis 2006. "Je pense que les chances du PS sont réelles" pour l'emporter en 2012 malgré "la situation dramatique" créée par l'affaire DSK, a-t-il dit.

Dans son discours, Mme Aubry a évoqué François Mitterrand:

"En 1981, quelque mois avant la présidentielle, François Mitterrand disait la France n'a pas simplement rendez-vous avec la saison nouvelle, elle a rendez-vous avec elle-même", a rappelé la Première secrétaire du Parti socialiste en guise de conclusion.

Rassemblement convivial
La Convention a eu lieu dans une ambiance festive, tous les socialistes - de Ségolène Royal à François Hollande - étant réunis dans une atmosphère d'unité affichée.

Drapeaux rouges et blancs socialistes, parfois tricolores, rythmes percutants, vidéo hommage à Mitterrand, applaudie à tout rompre : tout était fait pour effacer la "terrible épreuve humaine", selon les mots de Mme Aubry, évoquant l'affaire Dominique Strauss-Kahn. "C'est une forme de catharsis", commentait-on chez les royalistes.

Lieutenant de DSK, le député Jean-Christophe Cambadélis a reconnu que les "amis de Dominique" avaient "des bleus à l'âme", mais "pas d'états d'âme pour combattre Nicolas Sarkozy!".

"C'est toujours bien d'être rassemblés, mais ça n'empêche pas que le moment va arriver où il faudra faire un choix", a tempéré M. Hollande.

Pour le candidat Manuel Valls "que de chemin parcouru depuis le Congrès de Reims!" de 2008. Il a remercié Mme Aubry pour le travail accompli.

Benoît Hamon a vu en cette convention "un cycle qui s'achève" et "le pont entre deux moments, la reconstruction du PS (...) et le redressement de la France".

Le dépôt officiel des candidatures est prévu du 28 juin au 13 juillet, le vote les 9 et 16 octobre prochains.

Cette Convention est l'aboutissement de deux ans de travail et 130 rencontres, résumé dans un fasciculeLe Changement qui compte trente propositions.

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