Le président socialiste des Bouches-du-Rhône a traité le député de Saône-et-Loire de "procureur" et de "Rastignac"

riniPour Jean-Noël Guérini, Arnaud Montebourg, qui l'accuse de "dérives" dans la gestion de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, cherche à faire du "tapage" pour assurer sa propre "notoriété".Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône a été entendu mercredi matin par la commission d'enquête du parti.

Jean-Noël Guérini au conseil général des Bouches-du-Rhône, à Marseille, le 31 mars 2011
Jean-Noël Guérini au conseil général des Bouches-du-Rhône, à Marseille, le 31 mars 2011 (AFP - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT)

riniPour Jean-Noël Guérini, Arnaud Montebourg, qui l'accuse de "dérives" dans la gestion de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, cherche à faire du "tapage" pour assurer sa propre "notoriété".

Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône a été entendu mercredi matin par la commission d'enquête du parti.

A sa sortie, il a distribué le texte qu'il avait lu devant les membres de la commission.

Evoquant les accusations à son encontre du député et président du conseil général de Saône-et-Loire et candidat aux primaires, contenues dans un rapport remis par l'intéressé aux instances du PS, Jean-Noël Guérini y dénonce "un marchepied du procureur Montebourg dans sa courses aux primaires". "Comme il n'a strictement rien à dire politiquement, il fait du tapage pour assurer sa notoriété", dit-il.

"A travers les Bouches-du-Rhône, c'est bien la première secrétaire [Martine Aubry, NDLR et son équipe qui sont dans le collimateur d'un Rastignac qui prend les caméras pour des miroirs et les micros pour des sucres d'orge", poursuit Jean-Noël Guérini dans son texte. Il dénonce également "une agression gratuite, inquisitrice et injustifiée", ainsi qu'une "campagne de dénigrement relayée par la droite".

Arnaud Montebourg a déjà été entendu la semaine dernière par les membres de la commission sur le fonctionnement de la fédération. Celle-ci est composée de huit membres et doit rendre son rapport au bureau national avant le 20 juin 2011.

Il avait suscité la polémique début mars avec son rapport sur les "dérives" et le "clientélisme" de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, dirigée alors par Jean-Noël Guérini . Martine Aubry a répété qu'il n'y avait rien dans le rapport. Un document qu_alifié par Jean Noël Guérini de "totalement grossier, mensonger et diffamatoire". Il a porté plainte contre son auteur.