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Le président du MoDem reproche aux deux favoris des sondages de ne pas dire la vérité aux Français

François Bayrou affirme que la France va vers la crise la plus lourde de son histoire depuis au moins cinquante ans dans un entretien publié mercredi 11 avril dans Libération. Le candidat du MoDem reproche leur attitude aux deux favoris des sondages
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François Bayrou donne une conférence de presse, à Paris, le 3 avril 2012. (AFP - Bertrand Langlois)

François Bayrou affirme que la France va vers la crise la plus lourde de son histoire depuis au moins cinquante ans dans un entretien publié mercredi 11 avril dans Libération. Le candidat du MoDem reproche leur attitude aux deux favoris des sondages

Donné désormais à la cinquième position dans les enquêtes, M. Bayrou reprend son sujet de prédilection, la crise.

Invité par Libération, comme le furent avant lui Jean-Luc Mélenchon pour le Front de gauche et Eva Joly pour Europe Ecologie-les Verts, M. Bayrou renvoie dos à dos, une fois n'est pas coutume, le président sortant, Nicolas Sarkozy et le candidat socialiste, François Hollande.

Il dénonce par ailleurs "une bipolarisation" de la vie politique française qu'il considère "néfaste pour le pays".

Le plus dur est à venir

La situation est encore plus grave qu'en 2007, selon M. Bayrou qui évoque l'effondrement du commerce extérieur du pays et l'hémorragie continue auxquelles ont été soumises les ressources du pays. "A l'époque, en 2007, on doit être, de mémoire, à 30 milliards de déficit du commerce extérieur ; on est à 70", stipule-t-il.

Mais le plus grave, c'est le non dit.

"Quand Nicolas Sarkozy dit que la crise est derrière nous, c'est une galéjade. Sarkozy et Hollande trompent les Français. Le 7 mai, ni l'un ni l'autre n'ont la moindre chance de réaliser ce qu'ils disent", affirme le candidat du MoDem.

"Hollande prépare soigneusement le virage"

M. Bayrou a cru il y a un an que François Hollande entrait "dans cette campagne avec une vision de l'avenir qui ressemblait à la mienne". Ce n'est plus le cas aujourd'hui, assure celui qui reproche au candidat socialiste de s'être laissé entraîner dans une "surenchère".

"Il n'est pas vrai que l'on créera 60 000 postes ; il n'est pas vrai que l'on en créera 10 000 dans la justice et la sécurité ; il n'est pas vrai que les emplois d'avenir seront financés à 8 milliards ; il n'est pas vrai que ce soit une bonne chose de revenir à la retraite à 60 ans. Ce sont des mensonges ! C'est une manière de conduire le pays dans le mur".

"D'ailleurs, j'ai observé que Hollande prépare soigneusement le virage", assure-t-il..

Sur le second tour

Interrogé sur son attitude lors du second tour, M. Bayrou élude une première fois et affirme qu'"il y aura recomposition dans les deux camps, quel que soit le vainqueur".

Interrogé de nouveau sur une éventuelle consigne de vote, le député des Pyrénées-Atlantiques répond : "J'ai toujours pris mes responsabilités sans exception depuis vingt-cinq ans que j'occupe des responsabilités dans la vie politique française".

"Je n'ai en tête que l'intérêt du pays, pas une manœuvre politique qui permettrait d'être dans une majorité", assure encore M. Bayrou.

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