Le porte-parole de l'UMP dénonce une "alliance immonde" entre opposition et presse trotskyste

"Cette alliance d'une opposition rageuse et sans idées, et de certains médias aux relents d'extrême droite et de trotskisme veut mettre à bas les principes qui fondent notre société", écrit Frédéric Lefebvre dans une tribune libre intitulée "J'accuse" (cf article de Zola pendant l'affaire Dreyfus) et publiée jeudi dans France Soir.

Le porte-parole de l\'UMP, Frédéric Lefebvre
Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre (AFP - MEHDI FEDOUACH)

"Cette alliance d'une opposition rageuse et sans idées, et de certains médias aux relents d'extrême droite et de trotskisme veut mettre à bas les principes qui fondent notre société", écrit Frédéric Lefebvre dans une tribune libre intitulée "J'accuse" (cf article de Zola pendant l'affaire Dreyfus) et publiée jeudi dans France Soir.

"Dans quelle France vit-on ? L'opposition au président de la République n'excuse pas tout", estime-t-il.

"J'attendais qu'une voix s'élève contre ce torrent de boue" [l'affaire Bettencourt-Woerth, NDLR]. L'attente est trop longue ! Je le fais, moi, en sachant parfaitement qu'une fois de plus le 'système' va me prendre pour cible car il n'aime pas les vérités qui dérangent, et qu'on va me dire en 'service commandé'", poursuit le porte-parole.

"Peu importe que les Français, en 2007, aient choisi Nicolas Sarkozy démocratiquement, il faut le détruire médiatiquement. On s'en prend au ministre qui porte la réforme (des retraites) en oubliant que notre histoire récente résonne de drames: Salengro, Bérégovoy...", estime Frédéric Lefebvre.

Il s'en prend nommément aux socialistes Martine Aubry et Ségolène Royal "aux avant-postes" dans cette affaire: "Elles officiaient dans les cabinets à l'époque où les fonds secrets étaient la règle, où le pouvoir a été condamné par la justice pour avoir déclenché des écoutes illégales, où les ministres se logeaient aux frais de la République sans déclaration aux impôts, et j'en passe".

A ses yeux, ces "mauvaises habitudes" "appartiennent au passé grâce à la volonté de deux hommes : Lionel Jospin [ex-Premier ministre PS, NDLR] et surtout Nicolas Sarkozy qui installe depuis trois ans la République irréprochable".

"Au risque de paraître ringard, je le dis: il y a des valeurs et des principes avec lesquels on ne joue pas", poursuit le porte-parole. Et de conclure: "J'accuse parce que j'ai mal à la politique, mal à la démocratie, mal à la France".