Le harcèlement sexiste et sexuel à l'Assemblée doit "cesser", exigent des députés

Huit groupes politiques représentés à l'Assemblée ont adressé un courrier au président Richard Ferrand (LREM) pour réclamer des "décisions rapides".

L\'Assemblée nationale, le 20 mars 2019. 
L'Assemblée nationale, le 20 mars 2019.  (BERTRAND GUAY / AFP)

"Ces violences doivent cesser" : des députés issus des huit groupes politiques représentés à l'Assemblée ont adressé, mardi 2 avril, un courrier au président Richard Ferrand (LREM) pour réclamer des "décisions rapides" afin de "lutter contre les violences sexistes et sexuelles" au Palais Bourbon.

Dans ce courrier dont le premier signataire est l'ex-LREM Matthieu Orphelin, 26 élus apportent leur soutien au collectif "Chair collaboratrice", qui a dénoncé fin mars, chiffres à l'appui, la persistance du harcèlement sexiste et sexuel à l'Assemblée.

Le collectif avait adressé un questionnaire aux collaborateurs, montrant des résultats "glaçants", selon les élus. Ils disent soutenir "sans réserve" les propositions du collectif: "gel de la clause de loyauté", qui empêche un collaborateur de nuire à son employeur en cas de dénonciation de situation de harcèlement; "mise en place d'une cellule d'écoute indépendante" à l'Assemblée et "possibilité de saisine du procureur par cette cellule dès accord de la victime".

Formations obligatoires pour les élus

Les signataires du courrier estiment aussi que d'autres actions pourraient être mises en place comme des formations obligatoires pour les élus, délivrées par les groupes politiques. "Accepteriez-vous de mettre ce sujet à l'ordre du jour d'une prochaine réunion du bureau de l'Assemblée nationale, pour que des décisions rapides soient prises ?", demandent-ils à Richard Ferrand.

Parmi les signataires du courrier figurent les LREM Guillaume Chiche et Claire Pitollat, Erwan Balanant (MoDem), Robin Reda (LR), Agnès Firmin Le Bodo (UDI-Agir), Sylvie Tolmont (PS), Elsa Faucillon (PCF), Danièle Obono (LFI) ou encore Bertrand Pancher (Libertés et Territoires), et des non-inscrits comme Delphine Batho.