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Le gouvernement maintient ses prévisions : +0,1% de croissance cette année, +1,2% l'an prochain

Il juge ces prévisions "réalistes", n'en déplaise au FMI, à l'OFCE, et au Haut conseil des finances publiques qui, tous, ont prédit une légère récession cette année. Selon le "programme de stabilité" dévoilé en conseil des ministres, qui vise à convaincre la Commission européenne, il va y avoir un nouveau tour de vis, de 20 milliards l'an prochain. Pour ramener le déficit public à 2,9% du PIB.
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Radio France
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  (Philippe Wojazer Reuters)

Une croissance de 0,1% cette année, de 1,2% l'an prochain : le gouvernement n'en démord pas, et reste très optimiste pour l'avenir. Selon le "programme de stabilité" présenté ce mercredi en conseil des ministres, et qui doit être envoyé à la fin du mois à Bruxelles, le gouvernement s'engage donc, auprès de ses partenaires européens, à un objectif de croissance de 2% par an à compter de 2015.

D'ici là, ce sera +0,1% cette année, +1,2% l'an prochain - et quoi qu'en pensent les autres : -0,1% et +0,9% pour le FMI, -0,1% et +1,2% selon le Haut conseil des finances publiques, -0,2% pour l'OFCE.

20 milliards d'euros à économiser l'an prochain

Pour convaincre Bruxelles, le gouvernement s'engage aussi à un nouveau tour de vis de 20 milliards d'euros l'an prochain - après les 40 milliards économisés cette année. 14 milliards d'économies, et 6 milliards de nouveaux prélèvements obligatoires.

L'idée est, bien sûr, de ramener le déficit public de 4,8% l'an dernier, à 3,7% fin 2013, 2,9% fin 2014, 2% fin 2015, 1,2% fin 2016 et 0,7% fin 2017. Le passage sous la "barre" des 3% serait donc décalé d'un an, en 2014 - Paris demande un délai supplémentaire à Bruxelles pour rentrer dans les clous.

Pour tenir ses objectifs, bercy prévoit une hausse des prélèvements obligatoires cette année à 46,3% du PIB, contre 44,9% l'an dernier ; puis à 46,5% en 2014 et mes deux années suivantes, alors qu'il devaient initialement être stabilisés l'an prochain.

La dette publique, elle, augmenterait à 93,6% du PIB fin 2014, pour culminer en 2014 à 94,3%, avant de décroître à 93% en 2015, 90,8% en 2016 et 88,2% en 2017.

La reprise progressive de l'économie est prévue au second semestre de 2013, ce qui devrait permettre un redémarrage des créations d'emplois, et donc un recul du chômage au dernier trimestre.

 

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