Le gouvernement à la rescousse du RAID

Eric Besson, Claude Guéant, ou encore François Fillon ont vivement défendu l'action de cette unité d'élite de la police nationale au cours de l'affaire Merah. 

François Fillon en meeting à Pollestres dans les Pyrénées-Orientales, vendredi 23 mars 2012
François Fillon en meeting à Pollestres dans les Pyrénées-Orientales, vendredi 23 mars 2012 (MICHEL CLEMENTZ / MAXPPP)

Alors que les questions et les critiques se multiplient autour de l'intervention du RAID qui a conduit à la mort de Mohamed Merah après plus de 30heures de siège, le gouvernement monte au créneau pour défendre cette unité d'élite de la police nationale.

Premier à s'agacer de ces commentaires, François Fillon. En meeting à Pollestres dans les Pyrénées-Orientales vendredi 23 mars 2012, le premier ministre a jugé "indécentes" "les réserves et critiques [...] sur l'opération menée par les hommes du RAID." Il a de nouveau rendu hommage aux agents du RAID, rappelant "que ces hommes que l'on voit masqués, concentrés sur leur mission, sont aussi des pères de famille, ils ont des enfants, des parents, des amis".

Opposer RAID et GIGN est "méprisable"

Tout aussi indigné, Claude Guéant a mis en avant le caractère exceptionnel des tueries de Toulouse et Montauban dans un entretien accordé au Figaro : "C'est la première fois que la France est confrontée à ce type particulier d'action, très difficile à anticiper parce qu'individuelle". Le ministre de l'Intérieur y estime que Mohamed Merah "terroriste agissant seul" représentait "une menace d'un autre ordre" et juge "inacceptable de remettre en cause l'efficacité de la police".

Il a aussi balayé les critiques les plus virulentes, venues de Christian Prouteau, ex-patron du GIGN, l'unité d'élite de la gendarmemerie : "Les hommes qui ont conduit cette opération sont de très grands professionnels,[...] tout comme le sont les militaires du GIGN. Vouloir les opposer est méprisable"

Enfin c'est sur son compte Twitter qu'Eric Besson a réagi. Le ministre de l'Industrie regrette une tendance "stupide, indécente, déplacée" mais "très française" ["so French"] à "l'autoflagellation"