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La rigueur suscite de vifs "gazouillis" sur Twitter

Il y a les pour. Il y a aussi les contre. Nettement plus nombreux. Après le plan de rigueur détaillé lundi par François Fillon, les commentaires sont légion sur la Toile en mode : "Le mardi c'est ravioli, les autres jours aussi". Voyage dans le Web.
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France Télévisions
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Le site de microblogging Twitter fait partie intégrante de la stratégie de campagne numérique des partis politiques (AFP)

Il y a les pour. Il y a aussi les contre. Nettement plus nombreux. Après le plan de rigueur détaillé lundi par François Fillon, les commentaires sont légion sur la Toile en mode : "Le mardi c'est ravioli, les autres jours aussi". Voyage dans le Web.

Un défouloir, les réseaux sociaux ? Sans doute, mais pas seulement.

A l'instar des défilés, où émergent banderoles et slogans contestataires, le Web sert à faire passer des messages autant qu'il reflète l'humeur au pays des internautes.

Sans grande surprise, les mesures d'économies détaillées lundi 7 novembre par le chef du gouvernement, François Fillon, ont engendré de vives réactions.

Les hostiles "chauds bouillants"

"Et si on s'attaquait à la com plutôt qu'à la sécu?", lance , artiste enseignante de Lille.

"Les G8 et G20 plus coûteux que prévu : 59 millions d'euros. Economie vous avez dit ? Rigueur ? Foutaize", enchaine

"Comme première mesure de rigueur, je propose de dégager tous les incompétents qui nous gouvernent...#ump #foutagedegueule", propose de son côté , journaliste à RMC Sport.

Moins brutal mais tout aussi signifiant Sophie qui, sous le pseudo - symbole révolutionnaire - avertit ses "followers" (ses abonnés) : "Avec le plan de rigueur, le père Noël ne passera que dans les maisons équipées de cheminée AAA (Actionnaire, Avocat, Assureur)"

Les partisans vertueux

La Toile n'attire pas que des militants gauchistes. Les électeurs de droite, ou adeptes de l'orthodoxie budgétaire, sont également présents.

"Pourquoi vous appelez un plan de redressement un plan d'austérité ? C'est parce que vous êtes tous de gauche ?", fait remarquer .

"Critiquer les politiques alors que les Français ont largement vécu sur la dette pour financer les "acquis" est curieux !", fait aussi valoir

D'autres s'en prennent plus directement au candidat socialiste : "Flamby [surnom parfois donné à François Hollande] critique Fillon et propose comme solution pour sauver la France de baisser le salaire du président : entre folie et démagogie.", dénonce pour sa part responsable de l'UMP du campus de la Marne.

Copé et Pécresse montent au front

Tout juste candidat, Jean-Pierre Chevènement a bien commencé sa campagne sur le net. "Ma réaction au plan Fillon : une nouvelle saignée pour l'économie française", critique t-il en revoyant sur son blog où il préconise la mobilisation des ressources de la Banque centrale et un plan de relance à l'échelle européenne pour résorber la dette.

"La présentation du 2e plan de rigueur de M. Fillon apparait comme un mea culpa honteux, partiel des mesures adoptées en début de quinquennat", dénonce Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à la présidentielle.

Même son de cloche du côté de Jean-Marc Ayrault : "Sarkozy et Fillon les rois de la dette sont devenus les spécialistes de l'austérité trimestrielle", critique le président du groupe des députés socialistes à l'Assemblée nationale.

Sans surprise, c'est du côté de l'UMP que les éloges du plan de rigueur fleurissent. A commencer par son secrétaire général, J pour qui "Le plan d'austérité annoncé par François Fillon est une mesure courageuse".

Ou encore la ministre du budget , plus offensive, qui préfère pointer l'adversaire : "Pure démagogie de Hollande : la baisse de 30% du salaire du Président. Croit-il que cela comblera 95 milliards de déficits?".

Si le retour à l'équilibre budgétaire ne fait plus débat, les modalités pour y parvenir seront, à coup sûr, au cœur de la campagne.

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