"Quand je m'engage dans quelque chose, je vais jusqu'au bout" affirme Barbara Pompili, candidate à la présidence de l'Assemblée nationale

La députée LREM de la Somme est revenue vendredi sur franceinfo sur le retrait surprise de Yaël Braun-Pivet et a défendu ses arguments pour l'élection.

Barbara Pompili, invitée de franceinfo, vendredi 7 septembre 2018. 
Barbara Pompili, invitée de franceinfo, vendredi 7 septembre 2018.  (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Ils ne sont plus que quatre en course pour la présidence de l'Assemblée nationale, dont Barbara Pompili, députée LREM de la Somme, qui affirme sur franceinfo vendredi "ne pas avoir compris ce qu'il s'est passé" jeudi 6 septembre, lorsque Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des lois, a annoncé qu'elle n'était plus candidate à la présidence du perchoir et qu'elle se ralliait à Richard Ferrand. "Elle avait l'air d'être vraiment déterminée", explique Barbara Pompili. "Je l'ai eu au téléphone, elle a eu du mal à me donner certaines raisons, elle m'a dit que c'était des raisons personnelles. Elle a fait un choix, et évidemment, il est respectable", poursuit l'élue de la Somme, qui assure n'avoir reçu "aucune" pression pour retirer sa candidature. "Quand je m'engage dans quelque chose, je vais jusqu'au bout", a-t-elle déclaré.

La députée reconnaît qu'il y a "beaucoup de pressions médiatiques, de la responsabilité du poste et il faut savoir tenir et être serein. Une élection c'est un exercice démocratique."

Une femme au perchoir, ce serait une première

Le fait d'être une femme est "un argument", reconnait Barbara Pompili. "Je suis dans le combat féministe depuis toujours, comme d'autres avant moi", affirme la députée LREM. Élire une femme à la présidence de l'Assemblée nationale serait "un symbole formidable, mais cela serait quand même un peu dommage que cela se réduise à ça", explique Barbara Pompili.

Si je suis présidente de l'Assemblée nationale ce n'est pas juste pour faire un sourire et siéger, c'est pour mettre en place un projetBarbara Pompilià franceinfo

Le candidat de la République en marche sera désigné lundi 10 septembre lors des journées parlementaires du mouvement à Tours (Indre-et-Loire). Le vote pour élire le président de l'Assemblée aura lieu mercredi dans l'hémicycle.