Européennes : le député Matthieu Orphelin, ex-LREM, annonce qu'il ne peut pas "décemment voter" pour la liste de la majorité

Dans un entretien au "Journal du dimanche", l'élu dénonce "une sorte de double discours" du gouvernement sur l'écologie. 

Le député Matthieu Orphelin, alors candidat LREM pour les élections législatives, le 7 juin 2017 à Angers (Maine-et-Loire). 
Le député Matthieu Orphelin, alors candidat LREM pour les élections législatives, le 7 juin 2017 à Angers (Maine-et-Loire).  (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)
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"Sans alignement entre les promesses et les actes, je ne peux pas décemment voter pour la liste En marche." Dans un entretien au Journal du dimanche du 19 mai, le député non-inscrit Matthieu Orphelin, ex-LREM proche de Nicolas Hulot, dénonce "une sorte de double discours" du gouvernement sur l'écologie et annonce qu'il ne votera pas, lors des élections européennes, pour la liste Renaissance menée par Nathalie Loiseau.

"Il y a trop d'écart entre les mots, les ambitions affichées et la réalité de l'action en France, estime le député du Maine-et-Loire. Cela pose un problème de crédibilité." Pour voter en faveur de la liste LREM, "il faudrait que le gouvernement corrige sa copie, développe Matthieu Orphelin. Il faudrait aussi que le récent discours du président sur l'urgence de préserver la biodiversité et de lutter contre l'artificialisation des sols se traduise dans les faits."

"Dès le premier conseil de défense écologique, le 23 mai, l'exécutif pourrait par exemple utilement s'engager sur un moratoire pour suspendre toutes les futures constructions de grands centres commerciaux, comme le projet démesuré d'EuropaCity", précise l'élu.

"Ce n'est pas à la hauteur des enjeux"

Interrogé sur la loi mobilités, débattue actuellement à l'Assemblée nationale, Matthieu Orphelin estime que "malheureusement, pour l'instant, le compte n'y est pas du tout. Ce n'est pas à la hauteur des enjeux de la transition écologique."

Le député a notamment réclamé que la France réduise de 4% par an les émissions de CO2 du secteur des transports, et que le secteur aérien soit mis à contribution "d'une manière ou d'une autre". Il propose aussi qu'"une prime pour le vélo ou le covoiturage", payée aux salariés par les employeurs, soit rendue obligatoire.