"Dommage de créer autant de désillusion" : à l'heure du vote des statuts, certains adhérents de La République en marche désertent

Le vote des statuts de La République en marche a déclenché un vent de fronde au sein du mouvement, certains dénoncent un manque de démocratie.

Affiches du candidat Macron lors de l\'élection présidentielle 2017.
Affiches du candidat Macron lors de l'élection présidentielle 2017. (SEBASTIEN JARRY / MAXPPP)

Les membres du mouvement La République en marche votaient mercredi 16 août leurs nouveaux statuts. Le résultat doit être annoncé jeudi 17 août mais d'après les informations de franceinfo, rien ne va plus en ce moment dans le parti d’Emmanuel Macron. En effet, très peu d'adhérents auraient voté ces nouveaux statuts, 8 % selon un "marcheur", bien plus d'après la direction du mouvement, et de plus en plus de "marcheurs"auraient carrément décidé de quitter le mouvement.

Un manque de démocratie

C'est un vent de fronde qui souffle sur le mouvement La République en marche. Alors que certains "marcheurs" dénoncent un manque de démocratie dans leur formation politique, la direction s'offusque. Elle répond qu’elle a fait des efforts, en faisant passer de 20 à 25 % le nombre d’adhérents qui siègeront au conseil national et qui pourront donc voter pour désigner leurs représentants.

C'est dommage de créer autant de désillusion chez des "marcheurs" de la première heureRémi Bouton, membre du collectif Démocratie en Marcheà franceinfo

Un effort qualifié de "ridicule" par Rémi Bouton, du collectif Démocratie en Marche. "Imaginez qu'à l'Assemblée nationale il y ait 25 % de Français élus et 75 % de membres de droit. Est-ce que vous auriez le sentiment de vivre dans un pays démocratique ?", explique ce militant. Selon lui, certains "marcheurs" s'en vont en se disant qu'ils ont mieux à faire ailleurs.

La direction du mouvement n'est pas à 10 000 adhérents prèsTiphaine Beaulieu, patronne d'un collectif de "marcheurs" mécontentsà franceinfo

Selon nos informations la direction du parti serait quelque peu indifférente aux départs de militants. "On m'a bien précisé au téléphone qu'on pouvait s'en aller" précise Tiphaine Beaulieu à la tête d’un autre collectif de "marcheurs" mécontents. Selon elle, la direction de La République en marche lui a fait comprendre qu'ils n'étaient pas à neuf ou dix mille personnes près. La République en Marche revendique aujourd'hui 373 000 adhérents. 

Vent de fronde au sein de La République en marche : reportage de Anne-Laure Dagnet
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