La Première secrétaire du PS Martine Aubry a reconnu mardi que le nucléaire faisait "débat" au sein du PS

"C'est un débat entre ceux qui privilégient l'idée que le nucléaire est un élément de notre indépendance, une énergie par ailleurs moins polluante, et les autres qui ont mis en avant l'idée qu'il fallait passer à des énergies durables", a reconnu la patronne des socialistes.

Martine Aubry, première secrétaire du PS, mardi 5 avril 2011.
Martine Aubry, première secrétaire du PS, mardi 5 avril 2011. (AFP - Franck Fife)

"C'est un débat entre ceux qui privilégient l'idée que le nucléaire est un élément de notre indépendance, une énergie par ailleurs moins polluante, et les autres qui ont mis en avant l'idée qu'il fallait passer à des énergies durables", a reconnu la patronne des socialistes.

"Aujourd'hui, ce débat continue. Il y a une position que nous avons unanimement actée en sachant que certains, dont je suis, estiment qu'il faut aller plus loin", a poursuivi la première secrétaire.

"Personnellement, je pense qu'il faudra sortir du nucléaire et je le redis", a précisé Martine Aubry.

Elle a rappelé la position actuelle sur laquelle s'était mis d'accord le parti: "d'abord un audit sécurité des centrales les plus anciennes. Deuxièmement, nous voulons sortir de la dépendance du nucléaire en renversant le plus rapidement possible le mix énergétique et en mettant en place des filières industrielles" post nucléaires, réorienter la filière sur le démantèlement des centrales et l'enfouissement des déchets.

Le débat sur le nucléaire est "autant philosophique que politique et technique", a estimé Mme Aubry.

"Je ne sais pas, et personne ne sait combien de temps il faudra pour lancer ces filières du renouvelable", a-t-elle ajouté en refusant de fixer une échéance.