La ministre des Finances Christine Lagarde a présenté lundi à Paris les grands axes de la présidence française du G20

La France veut "accompagner" la transition vers un système monétaire "fondé sur plusieurs monnaies internationales", a-t-elle déclaré lors d'un point presse.La volonté de mieux réguler les marchés devrait dominer la réunion des ministres des Finances et banquiers centraux du G20 qui se tient vendredi et samedi, à Paris.

La ministre de l\'Economie Christine Lagarde s\'exprime lors des Rencontres de l\'Export, le 10 février 2011 à Paris.
La ministre de l'Economie Christine Lagarde s'exprime lors des Rencontres de l'Export, le 10 février 2011 à Paris. (AFP - Patrick Kovarik)

La France veut "accompagner" la transition vers un système monétaire "fondé sur plusieurs monnaies internationales", a-t-elle déclaré lors d'un point presse.

La volonté de mieux réguler les marchés devrait dominer la réunion des ministres des Finances et banquiers centraux du G20 qui se tient vendredi et samedi, à Paris.

Internationaliser de nouvelles monnaies

Présentant au côté du gouverneur de la Banque de France Christian Noyer ses priorités, Mme Lagarde a indiqué qu'il fallait, selon elle, aller du "non système monétaire" international actuel "vers un système qui soit fondé sur plusieurs monnaies internationales".

Pour cela, la France entend "réduire le besoin d'accumulation des réserves" de change, notamment par les pays émergents, "mieux réguler les flux de capitaux internationaux" et renforcer le rôle des droits de tirage spéciaux (DTS), des actifs internationaux, en intégrant notamment le yuan chinois dans le panier de devises qui les composent.

La ministre a aussi annoncé que la présidence française proposera la création d'une taxation sur les transactions financières et souhaite "trouver un accord sur les indicateurs de performances économiques" pour réduire les déséquilibres macro-économiques mondiaux.

Réguler les prix agricoles

Autre priorité de la présidence française: la volatilité des prix des matières premières. "On n'est pas en train de proposer, parce que nous serions des Français régulateurs acharnés et administrateurs déterminés (...) une administration des prix, pas du tout", a dit Christine Lagarde.

"Ce que nous souhaitons faire en revanche, c'est essayer de réduire la volatilité en faisant tout simplement la lumière sur les fondamentaux de ces marchés", a-t-elle ajouté.