La mairie de Paris devrait recevoir plus de 2 millions d'euros de la part de l'UMP suite à l'affaire des emplois fictifs

Selon le Canard Enchaîné, un protocole d'accord engageant l'UMP à reverser 75% de la facture des emplois fictifs qui valent à Jacques Chirac un renvoi en correctionnelle a été signé et sera soumis au Conseil de Paris.La mairie a confirmé mardi soir qu'elle récupèrera 2,2 millions d'euros (1,65 million de l'UMP, 550.000 euros de Jacques Chirac).

Un conseil de Paris consacré au budget municipal, et présidé par le maire Bertrand Delanoë (15/12/2008)
Un conseil de Paris consacré au budget municipal, et présidé par le maire Bertrand Delanoë (15/12/2008) (AFP / Patrick Kovarik)

Selon le Canard Enchaîné, un protocole d'accord engageant l'UMP à reverser 75% de la facture des emplois fictifs qui valent à Jacques Chirac un renvoi en correctionnelle a été signé et sera soumis au Conseil de Paris.

La mairie a confirmé mardi soir qu'elle récupèrera 2,2 millions d'euros (1,65 million de l'UMP, 550.000 euros de Jacques Chirac).

Elle a ajouté que le protocole serait soumis au vote lors du prochain Conseil de Paris des 27 et 28 septembre ou lors de celui de mi-octobre. L'accord, révélé par le Canard Enchaîné de mercredi, implique donc l'UMP (qui a succédé au RPR -les deux partis ayant été fondés par Jacques Chirac), l'ancien président Jacques Chirac (qui fut maire de Paris entre 1977 et 1995) et l'actuel maire PS Bertrand Delanoë.

En octobre 2009, l'ex chef de l'Etat (1995-2007) a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris des chefs de "détournements de fonds publics" et d'"abus
de confiance" pour 21 emplois de complaisance présumés payés entre octobre 1992
et mai 1995 par le cabinet du maire de Paris, fauteuil qu'il occupait alors.

Le procès où il doit comparaître avec neuf autres prévenus est attendu fin 2010 ou début 2011.

Selon le Canard Enchaîné, "la somme (de 2,2 millions) prend en compte les salaires et les charges des salariés fantômes, les intérêts légaux et les frais d'avocats engagés par l'équipe Delanoë. En échange, la ville retirera sa constitution de partie civile". Ce retrait "permettrait à Chirac de se retrouver sans adversaire ni accusation face au tribunal, puisque le parquet a déjà fait savoir qu'il allait requérir la relaxe", ajoute le journal.