Politique : les fissures de la maison Mélenchon

Un sondage Ifop paru le 3 novembre dans "Le JDD" place Marine Le Pen en tête des intentions de vote pour les prochaines élections présidentielles, à 28%, talonnée par Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon arrive péniblement à 11%. L'analyse politique de la journaliste Danielle Sportiello sur le plateau de France 3.

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Si le premier tour de l'élection présidentielle avait lieu, Emmanuel Macron serait crédité entre 27 et 28% d'intentions de vote, révèle un sondage Ifop paru le 3 novembre dans Le Journal du Dimanche. Marine Le Pen est à 28%, un score en hausse de 7 points. Jean-Luc Mélenchon ne culmine qu'à 11%. On est loin de son score en 2017. "19,5% à la présidentielle, à peine plus de 6% aux européennes... C'est la dégringolade. Les deux dernières années ont été terribles pour Jean-Luc Mélenchon, qui n'a pas réussi à tirer profit, à l'inverse de Marine Le Pen, de la crise des 'gilets jaunes'. Puis, il y a ses ennuis judiciaires. Lors des perquisitions à son domicile et au siège de son mouvement, en octobre 2018, il était apparu comme un leader autoritaire", explique la journaliste Danielle Sportiello sur le plateau du 19/20.

L'aternative François Ruffin ?

À La France insoumise, certains jouent des coudes pour incarner une alternative à Jean-Luc Mélenchon. "François Ruffin, le député insoumis de la Somme, est jeune et populaire. Il appelle à une union de toutes les forces de gauche pour les municipales, une sorte de front commun rouge-vert, ce qui n'est pas forcément la stratégie voulue par Jean-Luc Mélenchon, dont François Ruffin semble s'affranchir. De son côté, Jean-Luc Mélenchon défend une stratégie ville par ville, cas par cas, pour les municipales. D'autant qu'EELV, très conforté par son score aux européennes, semble vouloir faire souvent cavalier seul", ajoute-t-elle. Jean-Luc Mélenchon reste un opposant important. "Selon un sondage Ifop, deux tiers des électeurs de La France insoumise aux européennes sont prêts à voter pour Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. Et puis, il y a les mouvements sociaux qui se profilent d'ici la fin de l'année, et qui peuvent conforter le vote protestataire, même si c'est Marine Le Pen qui jusqu'ici, semble avoir tiré profit de ces mouvements sociaux et de cette colère", conclut Danielle Sportiello.

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Le député de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, à l\'Assemblée nationale, le 25 septembre 2019.
Le député de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, à l'Assemblée nationale, le 25 septembre 2019. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)