"Le Média", la future web télé lancée par des Insoumis, recrute Noël Mamère

L'écologiste, proche de Benoît Hamon, disposera d'une carte blanche hebdomadaire avec un invité. 

Noël Mamère prononce un discours lors du lancement du mouvement de Benoît Hamon, Génération.s, au Mans (Sarthe), le 2 décembre 2017.
Noël Mamère prononce un discours lors du lancement du mouvement de Benoît Hamon, Génération.s, au Mans (Sarthe), le 2 décembre 2017. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Un retour aux sources pour l'un, une belle prise pour les autres. "Le Média", la future web télé lancée par des Insoumis mais qui se veut indépendant du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, vient de recruter Noël Mamère, annonce samedi 9 décembre Le Monde. L'écologiste, ancien député et ex-maire de Bègles (Girondes), revient ainsi à ses premiers amours. Il avait présenté dans les années 80 les journaux d'Antenne 2 le week-end, notamment. 

"Je participerai au journal télévisé", assure au Monde Noël Mamère, qui après avoir quitté EELV en 2013, soutient désormais Benoit Hamon et son mouvement Génération.s. Selon le quotidien du soir, l'ancien candidat des Verts à l'élection présidentielle de 2002 aura une carte blanche hebdomadaire avec un invité, un acteur de la société civile ou du monde associatif. Pour Sophia Chikirou, conseillère en communication de Jean-Luc Mélenchon et l'une des fondatrices de ce nouveau média, l'arrivée de Noël Mamère est "un vrai engagement de sa part". 

Le nom des journalistes dévoilé dimanche

Les noms des futurs collègues de Noël Mamère seront connus dimanche 10 décembre. Mais des transfuges du Figaro, de RFI et de LCI sont déjà annoncés. Aude Lancelin, ancienne rédactrice en chef de L'Obs, doit elle aussi faire partie de l'aventure. Selon Le Monde, elle animera un programme mensuel sur la culture et la vie des idées. Une trentaine de personnes, dont douze journalistes, composeront la rédaction. 

"Notre premier défi est de sortir de l’image mélenchoniste", assure au Monde Sophia Chikirou. Tous nos journalistes sont loin d’être 'insoumis'. Mais on s’adresse à un espace politique qui représente 35 % des électeurs et est dominé par les 'insoumis'".