L'UMP a décidé mercredi la suspension de listes sénatoriales dissidentes de celles investies par le parti

Est concerné au premier chef, Pierre Charron, ex-conseiller du président Nicolas Sarkozy, qui a déposé mardi sa liste aux sénatoriales du 25 septembre dans la capitale.Sa suspension est le préalable à une possible exclusion.

Chantal Jouano (15/9/10) et Pierre Charon (le 18/2/09)
Chantal Jouano (15/9/10) et Pierre Charon (le 18/2/09) (AFP/ERIC FEFERBERG)

Est concerné au premier chef, Pierre Charron, ex-conseiller du président Nicolas Sarkozy, qui a déposé mardi sa liste aux sénatoriales du 25 septembre dans la capitale.

Sa suspension est le préalable à une possible exclusion.

L'élu du XVe arrondissement de Paris a déposé mardi une liste contre la liste officielle de la majorité présidentielle, emmenée par la ministre des Sports Chantal Jouanno, malgré les mises en garde de Nicolas Sarkozy et François Fillon.

L'autre frondeur visé par cette décision est le sénateur UMP sortant des Hauts-de-Seine, Jacques Gautier, qui n'a pas été retenu sur la liste officielle menée par l'ancien ministre Roger Karoutchi.
Si les deux élus persistent dans leur décision, "l'application des statuts se poursuivra : Il peut y avoir une période d'exclusion", a précisé Jean-François Copé.

Une mesure qui a valeur d'avertissement pour les autres dissidents à travers la France ou ceux qui seraient tentés de présenter une liste concurrente d'ici au 16 septembre.

La décision n'a pas été prise "de gaieté de coeur. Il y a des statuts et nous sommes obligés d'appliquer les statuts", a dit M.Copé.