Cet article date de plus de neuf ans.

L'offensive d'Ayrault à l'Assemblée nationale

"Qu'on ne nous fasse pas, de grâce, la leçon". Tels sont les propos tenus par Jean-Marc Ayrault mercredi lors de sa première prise de parole durant les questions au gouvernement à l'Assemblée. Un discours particulièrement offensif légèrement teinté d'ironie.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Franceinfo (Franceinfo)

"Je vous retrouve, je ne vous ai pas perdue de vue. J'ai écouté attentivement votre question" , a débuté M. Ayrault pour répondre à la
première prise de parole de la séance de Catherine Vautrin (UMP).

Incisif dès ses premiers mots, le Premier ministre a ironisé: "Je dois vous dire que je suis très surpris de constater depuis quelques jours à quel point l'opposition est désemparée, mais je le comprends, d'une certaine façon. Quand on a été sanctionné avec une telle sévérité, il est difficile de s'en remettre spontanément" .

"Dans votre lutte pour le pouvoir -je veux dire à la tête de l'UMP-, je vous souhaite bon courage, mais là n'est pas l'essentiel" , a-t-il raillé avant de réfuter de nouveau les critiques de l'opposition sur la méthode de concertation retenue, à la manière de la conférence sociale de lundi et mardi.

Après avoir une nouvelle fois ciblé la droite et plus particulièrement le bilan de Nicolas Sarkozy, M. Ayrault a déclaré: "Mesdames et messieurs les députés, ce dont nous héritons ne nous rend pas la tâche facile", évoquant un budget 2012 "sous estimé et sous-financé" .

Celui-ci a enfin tenu à "rectifier une erreur incroyable que vous avez essayé de faire propager""Vous dites que nous aurions engagé 20 milliards d'euros de dépenses dès cette loi de finances, comment pouvez-vous mentir ainsi?" , s'est-il insurgé, soulignant que "la seule dépense supplémentaire" , pour l'éducation,
atteignait "non pas 20 milliards mais 800 millions d'euros entièrement financés" .

 

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Politique

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.