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L'avenir présidentiel de Nicolas Sarkozy passera-t-il par Bruxelles ?

"Sommet historique", "Sommet de la dernière chance" : jour J pour l'Europe, écrit la presse française, mercredi. Pas seulement. Le "volontarisme politique" de Nicolas Sarkozy est également en jeu. Il s'expliquera, en direct, jeudi soir sur France 2.
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Nicolas Sarkozy et Manuel Barroso en pleine discussion, lors du sommet européen à Bruxelles, le 23 octobre 2011. (AFP - Eric Feferberg)

"Sommet historique", "Sommet de la dernière chance" : jour J pour l'Europe, écrit la presse française, mercredi. Pas seulement. Le "volontarisme politique" de Nicolas Sarkozy est également en jeu. Il s'expliquera, en direct, jeudi soir sur France 2.

La zone euro va-t-elle réussir à sortir de la spirale de la dette ? Ses membres parviendront-ils à s'entendre sur les mesures nécessaires pour éviter une contagion de la crise grecque ? C'est tout l'enjeu du sommet européenn qui se tient à Bruxelles, mercredi soir.

Au-delà de la survie des institutions, la crédibilité des chefs d'Etats est également engagée car depuis 24 mois, déclarations, annonces et plans de sauvetage se sont multipliés. Tous les observateurs le reconnaissent. Aujourd'hui, la crise de la dette n'est pas que financière. Elle est aussi politique.

Rendez-vous vérité à six mois de la présidentielle

"Je ne laisserai jamais mourir l'euro", a répété à plusieurs de ses interlocuteurs Nicolas Sarkozy, ces dernières semaines. A priori, nul ne doute de sa détermination. Pour autant, plusieurs obstacles se profilent.

Outre la résolution du Bundegstag prévu mercredi matin, qui doit permettre à la chancelière allemande, Angela Merkel, d'augmenter la capacité d'action du Fonds monétaire européen (FESF), les chefs d'Etat doivent aussi s'entendre sur la recapitalisation des banques fragilisées par les dettes publiques qu'elles détiennent.

Une fois les écueils européens franchis, M. Sarkozy devra alors se recentrer sur la situation française. La tâche s'annonce délicate et se résume en trois mots : "efforts budgétaires supplémentaires".

Coupes budgétaires en perspective

"Le sommet de mercredi est de nature à clarifier l'horizon", a reconnu, mardi, la ministre du Budget, Valérie Pécresse. Contrairement aux Allemands qui ont d'ores et déjà baissé leurs prévisions de croissance à 1% pour 2012, le gouvernement français a décidé de suspendre la révision aux conclusions du conseil européen.

Reste que le gouvernement n'y coupera pas. Il devra annoncer sa prévision de croissance et les nouvelles coupes budgétaires qui vont avec, estimées à au moins 6 milliards d'euros supplémentaires. Arbitrage en vue délicat à six mois du scrutin présidentiel.

Intervention de Nicolas Sarkozy, jeudi soir, en direct de l'Elysée

Au lendemain du sommet crucial de Bruxelles, la prestation télévisée du président de la République, jeudi, dès 20h15, en direct sur France 2 et TF1, sera donc suivie avec attention.

Invité exceptionnel d'une émission consacrée à la crise, M. Sarkozy, qui répondra aux questions d'Yves Calvi (France Télévisions) et de Jean-Pierre Pernaut (TF1), devra non seulement détailler les décisions de la veille mais aussi convaincre les Français de leur pertinence. Et surtout leur expliquer les conséquences en termes notamment de pouvoir d'achat.

Enfin, il devra aussi les convaincre qu'en pleine tourmente, il est le seul "solide et courageux qui protège les Français" face au "magicien" Hollande qui manque "d'expérience", comme l'ont répété à l'envi ces derniers jours, les ténors de l'UMP.

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