Jean-Pierre Chevènement craint un "feuilleton d'affaires" pendant la campagne

Jean-Pierre Chevènement, candidat MRC à la présidentielle, a déclaré dimanche 11 décembre, sur France 3, "craindre" que "les affaires ne finissent par polluer la campagne" et qu'elles profitent à Nicolas Sarkozy et "peut-être" à Marine Le Pen.

Jean-Pierre Chevènement, invité de 12/13 dimanche sur France 3, le 11 décembre 2011.
Jean-Pierre Chevènement, invité de 12/13 dimanche sur France 3, le 11 décembre 2011. (France 3)

Jean-Pierre Chevènement, candidat MRC à la présidentielle, a déclaré dimanche 11 décembre, sur France 3, "craindre" que "les affaires ne finissent par polluer la campagne" et qu'elles profitent à Nicolas Sarkozy et "peut-être" à Marine Le Pen.

Le président d'honneur du MRC était l'invité ce dimanche de l'émission politique 12/13 dimanche sur France 3. Interrogé sur l'enquête préliminaire de la justice qui vise des élus socialistes du Pas-de-Calais soupçonnés de malversations au profit de leur parti, il a répondu : "Je crains que la campagne ne dégénère en feuilleton d'affaires et que ces affaires (...) ne finissent par polluer la campagne et empêcher qu'on parle du fond, qui est la seule chose vraiment intéressante".

Selon lui, cette affaire de soupçons de corruption autour de la fédération socialiste du Pas-de-Calis "profite évidemment à M. Sarkozy, peut-être à Mme Le Pen, mais pas au Parti socialiste, c'est évident".

"Risque de dérive clientéliste"

Ancien dirigeant du Parti socialiste jusqu'au début des années 1990, M. Chevènement a jugé qu'au PS, il y avait, de par l'organisation du parti où les élus jouent un grand rôle, "un risque de dérive clientéliste, je ne dis pas qu'il n'y a pas des militants honnêtes et dévoués, mais il y a un tropisme de clientélisme".

Selon l'ancien ministre, "ce système mérite d'être redressé par une direction ferme, avec une vision large". M. chevènement a estimé que "les socialistes ont un peu délaissé le terrain des idées". "Je les incite à y revenir".

"François Hollande a la capacité de diriger le pays"

Interrogé sur la capacité du candidat socialiste, François Hollande, à diriger le pays dans une période tourmentée, M. Chevènement l'a qualifié d'"homme intelligent, fin, habile". "Il peut se hausser à la hauteur des événements, je pense qu'il en a la capacité", a-t-il dit.