Jean-Marie Le Pen deux fois condamné, pour des propos sur les Roms et sur les chambres à gaz

Le président d'honneur du FN était poursuivi à Nice, pour avoir qualifié "d'urticante et odorante" la présence des Roms, et à Paris, pour avoir à nouveau qualifié les chambres à gaz de "détail" de la Seconde Guerre mondiale. Il a été condamné à 5 000 et 30 000 euros d'amende.

(Jean-Marie Le Pen, fin mars à son domicile de Saint-Cloud. © Eric Dessons/JDD/SIPA)

Jean-Marie Le Pen a été condamné à 5 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Nice pour ses propos sur la présence "urticante et odorante" des Roms, tenus en 2013, annonce France Bleu Azur. Le procureur avait requis 25 000 euros d'amende.

Reconnu coupable de provocation à la haine et à la discrimination ethnique, Jean-Marie Le Pen devra également verser 1 000 euros aux associations qui se sont constituées partie civile : SOS Racisme, la Ligue des Droits de l'Homme et Prales.

Nouvelle déclaration sur le "détail", et nouvelle condamnation

Le président d'honneur du Front national a par ailleurs été condamné ce même mercredi à 30 000 euros d'amende pour des propos de 2015 sur les chambres à gaz, "détail" selon lui de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Le tribunal correctionnel de Paris l'a déclaré coupable de contestation de crime contre l'humanité.