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Jean-Luc Mélenchon s'est attiré les critiques des autres candidats

En progression dans les sondages au point de venir le 3e homme de la campagne avec 14 % d’intentions de vote, le candidat du Front de gauche s’est attiré dimanche 25 mars les critiques de Marine Le Pen, Philippe Poutou et Nathalie Arthaud.
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Jean Luc Mélenchon à Metz (19 janvier 2012) (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

En progression dans les sondages au point de venir le 3e homme de la campagne avec 14 % d'intentions de vote, le candidat du Front de gauche s'est attiré dimanche 25 mars les critiques de Marine Le Pen, Philippe Poutou et Nathalie Arthaud.

Le phénomène Mélenchon suscite des envies. Les candidats des extrêmes, de droite comme de gauche, ont fait feu sur le candidat du Front de gauche dimanche. Tour à tour, Marine Le Pen (Front national), Philippe Poutou (Nouveau parti anti-capitaliste) et Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) y sont allés de leur commentaire à l'encontre du tribun Jean-Luc Mélenchon.

En meeting à Bouguenais, près de Nantes, Marine Le Pen s'en est pris avec virulence au candidat du Front de gauche (FG), qu'elle a qualifié "d'infâme". Il faut dire que la candidate du Front national (FN) a de quoi être remontée. La veille à Meaux, elle s'y est fait chahutée par des militants du FG et du PS.

"Les élites instillaient l'idée que j'aurais une responsabilité dans ces crimes", a-t-elle poursuivi. "Ces infâmes, François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon, sont politiquement et moralement disqualifiés", a-t-elle estimé, à propos du drame de Toulouse. "Mais ils sont des candidats du système alors aucune pression ne s'exerce sur eux, le système leur accorde une totale impunité", a-t-elle martelé.

Mélenchon défie Le Pen

Sentant qu'il a le vent en poupe, Jean-Luc Mélenchon a affirmé dimanche lors de son meeting à La Réunion que "le moment est venu de débarrasser la vie politique" du Front national.

"Placez-là derrière moi, loin derrière moi !, a-t-il lancé. Puisque les circonstances semblent dire que le Front de Gauche aurait atteint cet objectif de ridiculiser le Front national, le moment est venu de débarrasser la vie politique de ces malfaisants."

Poutou souligne ses différences avec Mélenchon

De son côté, le candidat du NPA à la présidentielle, Philippe Poutou, a écarté à nouveau les appels récents de responsables du NPA à se désister en faveur du candidat du Front de gauche.

"On a des choses à dire différentes de ce que dit Mélenchon", "un politicien depuis des tas d'années", a-t-il souligné dans un entretien pour Europe 1, I-Télé et le Parisien.

"Mélenchon, avec le Front de gauche, il pense qu'il y a peut-être quelque chose à faire avec Hollande. Mélenchon, c'est l'anti-libéralisme. Il pense qu'il faut s'en prendre à la finance. Nous, on pense qu'il faut renverser le système capitaliste", a souligné le candidat du NPA.

Surenchère à gauche

Autre candidate à subir le succès de Jean-Luc Mélenchon, Nathalie Arthaud. Celle qui se présente à l'élection dans le camp de Lutte ouvrière a estimé dimanche sur Canal + que voter Mélenchon à l'élection présidentielle était "une autre façon de voter pour Hollande".

"La politique du Front de gauche s'inscrit bel et bien dans cette future majorité de gauche, si effectivement Hollande est élu. Ces gouvernements, on les a quand même vus. Qu'est-ce qu'ils ont fait contre les licenciements et contre le chômage ? Qu'est-ce qu'ils ont fait contre les bas salaires pour les travailleurs ? Jamais rien !", a-t-elle lancé.

La candidate de LO a estimé qu'il y avait "une division du travail" entre le candidat PS François Hollande et M. Mélenchon. Voter pour ce dernier, "c'est une autre façon de voter pour Hollande", a-t-elle assuré.

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